L'agence de développement SPI rachète le site de l'aciérie LD à Seraing

L'ancienne aciérie LD, des hectares "stratégiques" pour la SPI
L'ancienne aciérie LD, des hectares "stratégiques" pour la SPI - © Tous droits réservés

Depuis jeudi, la multinationale ArcelorMittal n’est plus propriétaire du site de son ancienne aciérie LD : c’est la SPI qui s’en est portée acquéreur. Le projet, c’est d’y développer un parc d’activités économiques, en complément du parc scientifique à l’étroit dans le voisinage de l’université. Sur une quinzaine d’hectares, les parcelles pourraient accueillir une quarantaine d’entreprises, qui pourraient créer plus de trois cent cinquante emplois. Les aménagements se veulent résolument high-tech, avec de l’éclairage public intelligent et des bornes de recharge pour véhicules électriques.

L’aciérie LD reste liée à un moment-clef dans l’histoire sociale de l’agglomération liégeoise. Elle a longtemps été une fierté du groupe Cockerill. Elle a fermé ses portes voici trente-cinq ans, presque jour pour jour, dans le cadre d’une première salve de restructurations de la sidérurgie européenne, sous la houlette du commissaire à l’industrie Davignon. Sacrifiée dans le cadre du plan Gandois avec le laminoir Valfil, l’usine a alors été démontée par des ouvriers chinois, et emportée en république populaire. Le terrain a alors servi de dépotoir à scories. Il a fallu un long travail de dépollution pour que des perspectives de reconversion, annoncées depuis des années, se concrétisent enfin.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK