Action au civil du fils de Véronique Pirotton contre Bernard Wesphael: jugement attendu début mai

Victor Tzermias, le fils de Véronique Pirotton,  a été le grand absent de l'audience de ce mardi: il est en voyage scolaire. Et des doutes ont été émis, du côté de la défense de Bernard Wesphael, au point de se demander si le jeune homme est réellement "dans" la procédure civile, intentée par son père, en son nom, parce que mineur d'âge à l'époque du drame, et du verdict de la cour d'assises.

Que demande la famille de la défunte, à travers cette citation à comparaître ? La reconnaissance d'un dommage, qui résulte d'une faute, ou de plusieurs fautes, commise par l'ex-député wallon. Il a pourtant été acquitté du meurtre dont il a eu à répondre.

Le droit belge est placé sous l'égide d'un principe fondamental: personne ne peut être jugé deux fois pour les mêmes actes. Pour les trois avocats de Victor Tzermias et de son père, c'est très relatif. Et de citer quelques arguments techniques à l'appui de cette thèse. Une thèse récusée, de part adverse: quelle que soit la qualification pénale, les faits ont été soumis à une juridiction qui a tranché. C'est peut-être sur ce point de doctrine que ce procès va se jouer.

La faute ? Une mise sous pression

Mais les plaidoiries ont évidemment évoquer le fond du dossier. Le grief, en définitive, c'est que Véronique Pirotton a été mise sous pression psychologique intense, de la part d'un époux qui n'a pas voulu voir, qui n'a pas voulu admettre, la ruine de son couple. Plus qu'une action, une omission, une abstention, c'est un faisceau d'éléments qui amène à conclure à sa responsabilité.

Et chaque camp de citer les propos de l'autre: une lettre de prison, dans laquelle Bernard Wesphael dit à la famille Pirotton: "Je vous demande pardon de ne pas avoir senti le danger, ce soir-là, j'en suis coupable" . Et, en riposte, ce message de Victor Tzermias sur un réseau social " Il arrive que Maman devienne agressive, mais je n'ai jamais vu Bernard porter la main sur elle...".

Deux versions irréconciliables, d'une tragédie. Les trois magistrats se donnent jusqu'au début mai pour se prononcer.

Sujet JT sur l'audience de ce matin (JT 13 heures)

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