L'affaire du Trois Rivières: "ceci n'est pas une bavure policière"

Le "Trois Rivières": des videurs qui vident, et des forces de l'ordre qui font usage de la force.....
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Le "Trois Rivières": des videurs qui vident, et des forces de l'ordre qui font usage de la force..... - © Tous droits réservés

Le tribunal correctionnel de Liège a prononcé son jugement, ce mardi, dans une épineuse affaire de coups et blessures, dans le cadre du Trois Rivières, un établissement du quartier chaud du "Carré".

Le point de départ, c'est une altercation, au premier étage de cette boite de nuit. Les videurs évacuent deux frères, éméchés et énervés. L'un des gars se retrouve dehors avec le bras droit cassé. La bagarre se poursuit dans la rue, des agents de la brigade d'intervention sont appelés à la rescousse, et ils embarquent sans ménagement les deux clients, qui les invectivent et leur père, tous trois menottés dans le dos, qui se plaignent de brutalités.

Selon le juge, les sorteurs n'ont pas commis d'excès. La vidéosurveillance, à l'intérieur, ne permet pas de déterminer les circonstances exactes de la fracture.

Les policiers sont restés dans un usage légal et proportionnel de la force, pour gérer des troubles d'ivresse publique. Sauf dans le cas du septuagénaire, plaqué au sol: c'est injustifié, mais ce n'est pas d'une extrême gravité; l'officier s'en tire avec une amende assortie d'un sursis.

Des faits de rébellion sont établis, à charge des deux jeunes gens. Mais ils bénéficient de la suspension du prononcé.

Le magistrat, à l'évidence, n'a pas voulu s'avancer, dans le départage d'un foisonnement de témoignages contradictoires, entre dépositions alcoolisées, souvenirs confus, et propos de complaisance. Ce qui pose la question de la façon dont la justice peut mener ce genre de dossier répressif. Quoi qu'il en soit, la morale de l'histoire est plutôt surréaliste: citoyens, si vous vous retrouvez menottés avec le radius et le cubitus brisés, surtout, ne résistez pas, faites comme si de rien n'était.....

 

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