L'accrobranche, une activité sportive et ludique qui se développe en province de Liège

L'AccroPark, au domaine du lac de la Gileppe.
3 images
L'AccroPark, au domaine du lac de la Gileppe. - © RTBF - Martial Giot

Se déplacer d'arbre en arbre, à plusieurs mètres du sol, via un parcours acrobatique, c'est l'accrobranche. Une activité que vous pratiquerez peut-être durant ces vacances de printemps. C'est possible en de plus en plus d'endroits.

La Fédération du Tourisme de la Province de Liège recense actuellement une dizaine de sites sur son territoire. D'autres vont s'y ajouter. Ainsi, un accrobranche est annoncé l'été prochain au Val-Saint-Lambert à Seraing. Un autre ouvrira le 4 mai prochain à Sol Cress à Spa, où le parcours est en cours d'aménagement.

"Je trouve que ça manquait à Spa" explique Olivier Marquet. "C'est un investissement quand même conséquent surtout que j'ai une technique qui est nouvelle avec un forage partiel dans l'arbre et pas un serrage. L'arbre continue donc de grossir et n'est pas blessé. Pour la ligne de vie, on va utiliser des anneaux d'ancrage, uniquement quatre trous dans l'arbre de 10 cm de longueur. On a beaucoup moins de maintenance mais au départ, ça a un coût vachement plus important. Au niveau sécurité, j'aurai une ligne de vie continue. Une fois que vous êtes sur le parcours, c'est impossible de se détacher, donc impossible de tomber". 

Au domaine du Lac de la Gileppe, l'AccroPark existe depuis 4 ans. Trois parcours aux degrés de difficulté différents y sont proposés.

L'AccroPark attire 4 à 5000 visiteurs chaque année. Sa saison 2019 s'est ouverte le 6 avril dernier. Thibaud Diepart: "Des planches et du câble, ça peut paraître à la portée de tous, mais ce qui coûte cher dans ce genre de parcours c'est la main d'oeuvre puisque mettre une plateforme à 15 mètres de haut, ce n'est pas la même chose que la mettre au bout de son échelle dans son jardin. Quand on a lancé l'activité, on a d'abord eu un gros check par un organisme agréé. Nous réalisons des contrôles annuels de manière à pouvoir lancer la saison. Au-delà de ça, nous avons un suivi quotidien. L'impact par rapport à la faune et la flore est assez limité. On a d'ailleurs développé le parcours en collaboration et en concertation avec le DNF".

Et pour Thibaud Diepart, le fait que des activités du même type se développent sur d'autres sites, ce n'est pas de la concurrence, mais plutôt une opportunité: "C'est comme quand vous faites du karting" explique-t-il, "vous allez une fois à gauche, une fois à droite. Comme il n'y en a pas à tous les coins de rue, on considère qu'on fait partie d'un réseau et que, un weekend, on va peut-être à la Gileppe, un autre weekend, on va à Theux, à Forestia".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK