Kots étudiants: attention aux arnaques sur le web

Kots étudiants: attention aux arnaques sur le web
Kots étudiants: attention aux arnaques sur le web - © Tous droits réservés

Après le maternel, le primaire et le secondaire, c'est l'heure de la rentrée aujourd'hui dans le supérieur. Les jeunes qui sont inscrits dans les universités et les hautes écoles rentrent toujours à la mi-septembre. Et pour certains d'entre eux, c'est un fameux changement de vie. Ils vont quitter le cocon familial pour vivre en kot. Mais attention, les arnaques sur le web se multiplient ces dernières années. Johanne est étudiante, elle témoigne: "C'était un petit peu bizarre parce qu'il n'y avait pas de numéro de téléphone, il y avait juste une adresse mail. Quatre ou cinq fois sur le mail, elle me dit: on viendra avec les papiers prouvant que nous sommes les vrais propriétaires. C'était à chaque fois signé par un prénom, il n'y avait jamais de nom de famille. On n'avait pas l'adresse exacte du studio. Quelques jours plus tard, l'annonce avait été retirée du site internet".

Le Centre J s'occupe d'informer les étudiants pour les logements. Sabine Mathieu, assistante sociale, met en garde contre ce type d'arnaque: "Ce sont des personnes souvent qui viennent de l'étranger, qui ont cherché sur internet à trouver un logement, qui ont trouvé des photos super belles, avec un prix super attractif, qui ont payé leur caution ou qui ont signé leur contrat sans avoir vu le logement, qui débarquent et qui se retrouvent soit dans un logement miteux qui ne correspond absolument pas à ce qui était sur les photos ou à ce qui était annoncé, ou alors pas de logement du tout. A ce moment-là, ça relève de la justice de paix, mais on renseigne bien la personne sur la procédure".

1000 plaintes chaque année

Alors, comment se défendre quand on est étudiant? Sabine Mathieu: "On ne peut pas rompre le contrat facilement. Quand on prend un logement étudiant, on est tenu par la durée du logement. Donc quand il y a un problème en cours de route, souvent les étudiants voudraient rompre le contrat, mais on ne peut pas le faire si on n'a pas l'aval du juge. Il faut avoir une série de documents qui prouvent qu'on a fait suffisamment de démarches, qu'on a eu suffisamment de contacts avec le propriétaire, mais que ça ne s'arrange pas. On a à peu près 1000 personnes qui se plaignent chaque année de soucis avec leur propriétaire. Il y a entre 5 et 7000 logements sur Liège, donc 1000 plaintes, c'est quand même beaucoup oui".

Soyez donc vigilants pour éviter les complications dès la rentrée.

 

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