Journée internationale du personnel infirmier: au MontLegia, les infirmier⸱ère⸱s s'effondrent

Asphyxié⸱e⸱s, ces infirmier⸱ère⸱s tombent. Ils et elles sont épuisé⸱e⸱s. À côté des patient⸱e⸱s entre la vie et la mort, le cœur du personnel soignant s’arrête, quelques minutes. Le personnel infirmier du CHC Mont-Legia a mené une opération "ras-le-bol", en cette journée internationale des infirmier⸱ère⸱s.

"J’ai réussi à me relever cette fois-ci, mais je ne sais pas encore combien de fois j’y arriverai", interpelle Yannick Hansenne, infirmier en chef des soins intensifs au CHC. "Nous manquons de reconnaissance, ce personnel, partout dans les hôpitaux. Cela est lié à des normes qu’il faut revoir."

Des normes d'encadrement obsolètes

Les normes d’encadrement aux soins intensifs datent de plus de vingt ans. Par exemple, aux soins intensifs du MontLégia, il y a six infirmiers pour douze patients. Marine Geldorf en fait partie. Elle est aux soins intensifs depuis trois ans. Elle a le métier dans la peau, mais il n’en est pas moins difficile. Cette infirmière tient, pour l’instant en tout cas : "Il y a dix minutes, on a eu une réanimation. On court : on doit s’occuper de nos patients mais je n’ai pas le temps de les voir, je dois répondre au téléphone, je dois m’occuper de la pharmacie, je dois m’occuper des stocks parce qu’il n’y a plus assez de matériel… C’est compliqué."

D’autant plus qu’aux soins intensifs, le personnel infirmier doit avoir de l’expérience, car les pathologies sont toutes différentes. Difficile donc de trouver du personnel à la sortie des écoles, les étudiants fraîchement diplômés ne sont pas encore prêts : "Ils pourraient mettre les patients en danger, ils n’ont pas encore assez d’expérience, de maturité et tous les bagages qu’il faut pour prendre correctement les choses en main", soutient Arianne Szewczyk, infirmière aux soins intensifs CHC.

Le personnel suffoque et interpelle le monde politique face au risque de perdre davantage de collègues.

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