A Stavelot, Joséphine Leroy n'a rien oublié de la brutalité nazie de 44'

75 ans après la bataille des Ardennes, les commémorations se multiplient, partout où les troupes allemandes ont semé la mort et la désolation. Et aujourd’hui, Stavelot se souviendra d’un épisode douloureux de la fin de la guerre, le massacre de nombreux habitants de la commune par les Waffen SS. Nous avons rencontré une survivante de ce funeste 18 décembre 44. A 91 ans Joséphine Leroy n’a rien oublié de la brutalité nazie.

Quand les premiers panzers du lieutenant-colonel Peiper pénètrent dans Stavelot le lundi 18 décembre 44’, la panique gagne la population. Joséphine Leroy est alors chez elle avec ses parents dans le Stockeu. "Nous nous sommes levés assez tôt le matin. On a commencé à ranger nos affaires, prendre des couvertures et on est allé dans la cave du frère de mon papa. On était plusieurs familles. On était bien une vingtaine de personnes et 4,5 petits-enfants. Et le lendemain, les Allemands sont arrivés. Ils ont séparé les hommes et les femmes", se souvient la nonagénaire.

Renfermées dans la cave, les femmes entendent alors le sort tragique que les Allemands réservent à leurs hommes. "Ils venaient chercher un homme et ils le tuaient derrière le mur, dans le jardin. Et puis, ils venaient en rechercher un autre. C’est mon frère qui a été tué l’avant-dernier et papa le dernier. Et donc, il a vu son fils se faire tuer", raconte avec beaucoup d’émotions Joséphine Leroy.

Joséphine raconte son histoire :

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