José Happart obtient le droit d'être confronté à ses accusateurs

C’est un rebondissement, dans le dossier de trafic d’influence à charge du hérisson fouronnais. Il a été condamné à huit mois de prison avec sursis mais il a interjeté appel. Et il vient d’obtenir des magistrats que des devoirs complémentaires soient menés. En l’occurrence, des confrontations avec plusieurs personnes qui, dans le cadre de sa présidence de l’aéroport, l’ont accusé de diverses malversations.

En fait, dans ce dossier, tous les protagonistes ont échappé au procès correctionnel par le paiement d’une transaction. Tous, sauf le promoteur Christian Binet, et José Happart, qui a jusqu’au bout souhaité un débat public pour prouver son innocence. Mais en première instance, il s’est retrouvé seul : ses contradicteurs, les gens qui l'ont incriminé, n’ont pas été cités à comparaître. Alors qu’entendre les versions des uns et des autres, les uns face aux autres, aurait incontestablement été utile à la manifestation de la vérité. C’est en tout cas le sens d’un arrêt, prononcé ce jeudi qui, au passage, inflige un camouflet à la première juge, qui, au printemps dernier, a estimé cette requête et cette démarche superflues.

Parmi les treize auditions qu’il faut mener, d’ici au mois de juin, il y a l’entrepreneur auprès de qui la compagne de José Happart aurait obtenu de forts rabais pour la construction d’une maison d’habitation. Un homme en fuite, qui n’a jamais, jusqu’ici, pu être retrouvé.

 

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