Job's day Chauffeurs chez Jost à Bierset: stop au dumping social

Job's day Chauffeur chez Jost à Bierset: stop au dumping social
Job's day Chauffeur chez Jost à Bierset: stop au dumping social - © Tous droits réservés

Ce samedi, à Bierset, s'est déroulé le Job's day Chauffeurs, une journée de recrutement de chauffeurs routiers, organisé par Jost Group.

Jost Group, cette importante société belge de transport routier qui, au printemps dernier, s'est trouvée plongée dans les ennuis judiciaires pour soupçons de dumping social. A l'occasion de ce Job'days, la Régionale FGTB Liège-Huy-Waremme a organisé une action symbolique pour, précisément, dénoncer le dumping social à l'oeuvre dans de nombreux secteurs et celui notamment du transport routier. Le dumping social, un véritable massacre pour l'emploi en Belgique comme l'explique Daniel Maratta, Secrétaire UBT, l'Union Belge du Transport: " Dans le secteur du transport, ce sont plus de 6.000 emplois qui ont été perdus ces dernières années. Dans le secteur de la construction, très touché aussi, cela représente plus de 20.000 emplois. C'est donc dramatique".

Le dumping social ce sont des conditions de travail  inhumaines pour les travailleurs exploités et c'est de la concurrence déloyale pour les travailleurs et les entreprises respectueuses des règles.

" On fait venir des Roumains ou des Bulgares à qui on a fait signer un contrat en Slovaquie" explique Daniel Maratta "On les conduit en avion, dans le meilleur des cas, ou en mini-bus jusqu'en Belgique. Ils roulent sous contrat slovaque et en fin de mois, peuvent gagner jusqu'à 1350 euros net".

Le salaire moyen en Bulgarie s'élève à 250 voire,  300 euros par mois. Nous ne condamnons évidemment pas ces travailleurs étrangers qui acceptent cet emploi pour essayer de s'en sortir, de vivre et de faire vivre leur famille. Nous condamnons les entreprises Belges, Hollandaises ou Françaises qui s'installent fictivement dans ces pays-là pour exploiter ces nouveaux esclaves de la route".

L'action syndicale symbolique de ce samedi avait pour objectif d'interpeller une nouvelle fois les autorités belges mais aussi européennes pour leur rappeler que ces pratiques sont interdites.

" Depuis 2011" insiste encore Daniel Maratta "il existe une directive européenne qui interdit les entreprises dites " boîtes aux lettres" installées à l'étranger. Et pourtant, ces pratiques continuent. Une équipe de l'UBT s'est rendue à Bratislava, mener son enquête.

Il y a plus de 180 employeurs belges qui sont fictivement installés à Bratislava".

Les représentants syndicaux estiment que la Belgique et l'Union européenne ne peuvent plus rester sourds à cette problématique.

 

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