Investiture de Donald Trump: qu'en pensent les entreprises liégeoises?

C'est ce vendredi en fin d'après-midi (heure belge) que le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, prêtera serment.

Durant sa campagne électorale et après son élection, il n'a pas caché sa volonté de mettre en place une politique plus protectionniste pour les Etats-Unis, allant même jusqu'à menacer les entreprises américaines investissant à l'étranger plutôt que sur le sol US.

D'autre part, une politique protectionniste, ce n'est pas favorable aux entreprises européennes, et donc liégeoises puisqu'elle se traduit souvent par des difficultés à développer leurs affaires sur le marché national pour les entreprises extérieures au pays appliquant une telle politique. Pourtant, tous ne partagent pas les même craintes.

En région liégeoise, plusieurs grandes entreprises sont actives sur le marché américain. C'est le cas par exemple de CMI, d'Amos ou encore de Safran Aero Booster. Active dans le développement de parties de moteurs d'avion, cette dernière n'est pourtant pas inquiète de l'arrivée de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. C'est ce qu'explique Yves Prete, l'administrateur-délégué et directeur général de la société: "Nous avons des contrats de partenariat avec des sociétés américaines. Nos contrats sont des contrats à long terme, qui vont bien au-delà d'un ou deux mandats du président des Etats-Unis. Ils ne devraient pas être influencés par le changement de présidence. Evidemment, les chefs d'entreprise ne sont pas très favorables au protectionnisme. Je crois que le protectionnisme ne sera pas nécessairement favorable non plus aux Etats-Unis, et nous verrons bien quelles seront les politiques qui seront mises en œuvre".

Pour ce chef d'entreprise, la nouvelle présidence pourrait même amener des opportunités: "Globalement, pour l'économie, il y a peut-être une opportunité. C'est la volonté de Monsieur Trump de lancer de très grands investissements aux Etats-Unis. Cela pourrait évidemment avoir un effet d'entrainement sur un certain nombre de sociétés qui exportent aux Etats-Unis et qui pourraient se positionner sur ces projets pour autant évidemment que les marchés leur soient ouverts".

La question reste toutefois sensible. Une des entreprises contactées a par exemple refusé de s'exprimer à ce sujet, craignant une réaction de ses actionnaires américains.

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