Inondations: l’armée évacue les sinistrés restés coincés chez eux à Chênée

Après une nuit chaotique réfugiés aux étages de leur habitation, les riverains de Chênée ont pu commencer à sortir de chez eux vers 6h ce vendredi matin. L’armée, les pompiers et la police sont arrivés vers 8h30 pour les évacuer. Les premiers secours que ces sinistrés voient depuis 24h. Là-bas, l'eau commence timidement à se retirer mais certaines rues sont toujours problématiques. La priorité des autorités communales : mobiliser les policiers et les ouvriers pour venir en aide aux citoyens, pour déblayer et pour nettoyer. Du renfort viendra de Flandre et de Bruxelles. 

 

"Evacuez, c’est un ordre" : l’injonction est ferme. Des militaires frappent de maisons en maisons pour faire sortir les Chênéens restés chez eux, quitte à forcer les portes. Beaucoup d’habitants n’ont pas eu le temps de fuir tant l’eau est montée rapidement. La Vesdre a littéralement traversé les maisons et les jardins. Les murs effondrés et vitrines brisées donnent une idée de l’intensité du courant.

Après des heures sans électricité et sans nouvelles, les riverains sortent

La rive droite de la Vesdre est particulièrement touchée. Des proches des sinistrés sont aussi là pour porter secours à leur famille. "Je ne peux même pas dire que je viens les sauver, explique Jean. Les sauver, ça aurait été hier par exemple, quand l’eau empêchait de partir à pied. Maintenant, on sait sortir dans la boue. Mais les gens sont là, sans apports d’eau ou de vivres depuis trois jours", se désole-t-il.

Les heures ont été longues pour les sinistrés. Sans électricité : pas de radio, ni de tv et aucun moyen de recharger les smartphones pour tenter d’obtenir des informations sur l’évolution de la situation et d’éventuels secours. "Ils ont juste entendu des gens une partie de la nuit avec des lampes de poche, sans doute des pilleurs. Mais aucuns secouristes", poursuit Jean, venu sauver sa famille. "Ils ont mis des draps aux fenêtres pour appeler à l’aide mais pas de nouvelles. Je n’ai pu venir qu’aujourd’hui pour les récupérer. Heureusement, ils avaient la chance d’avoir des vivres. L’eau est montée jusqu’au plafond du rez-de-chaussée… 2m50 d’eau !"

Dominique a pu aussi sortir de sa maison rue Henri Borguet ce vendredi matin. "On était bloqué depuis jeudi, depuis la montée de la crue. Il y avait deux mètres d’eau dans le jardin", raconte-t-il avec le sourire malgré la gravité de la situation. "On est en vie avec ma compagne, pour l’instant c’est ça qui compte."

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Les dégâts sont importants. © RTBF/Marc Melon

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