Inondations : à Chaudfontaine, un collectif de citoyens envisage de porter plainte pour homicides involontaires

Des citoyens et des entreprises de la commune de Chaudfontaine se sont rassemblés au sein d’un collectif citoyen qui envisage de porter plainte contre l’état, a indiqué RTL vendredi.

Une information confirmée par Bruno Liesse, le porte-parole du collectif qui précise qu’il s’agirait d’une plainte au pénal pour homicides involontaires, par défaut de prévoyance.


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Ils demandent ainsi qu’une enquête objective et indépendante soit menée afin d’établir la vérité sur les dysfonctionnements intervenus aux barrages d’Eupen et de la Gileppe durant la nuit du 14 au 15 juillet, mais aussi durant les semaines précédentes. "La communication calamiteuse vers les communes, auxquelles on a dit que les évacuations n’étaient pas nécessaires", estime-t-il.

Persuadé que les vagues qui ont dévasté la région sont dues à l’ouverture des vannes du barrage d’Eupen, le collectif s’interroge sur le fait que l’on n’a pas procédé à un délestage du barrage plus tôt.

Deux hypothèses

Pour l’habitant de Chaudfontaine, qui n’a pas été sinistré, deux hypothèses sont envisageables : d’une part, une négligence et d’autre part, un intérêt économique. "Ces deux barrages sont aussi des centrales électriques. En délestant le barrage, on n’actionne pas la turbine ?"

Le collectif ne pense pas qu’une enquête en interne comme l’a proposée le ministre Henry puisse apporter des réponses à leurs questions.

Ces matières devraient être traitées au niveau international plutôt que d’être régionalisées

"Nous ne souhaitons évidemment pas que le technicien du barrage d’Eupen se retrouve en prison. Le vrai problème, c’est que l’on n’est pas préparé. En cas de canicule, par exemple, aucun plan ne prévoit la distribution de bouteilles d’eau aux 800.000 seniors. Ces matières devraient être traitées au niveau international plutôt que d’être régionalisées", conclut Bruno Liesse.

 

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