Infrabel pratique elle aussi l'écopâturage pour entretenir ses bords de voies de chemin de fer

Infrabel fait appel à des moutons pour entretenir des terrains situés le long des lignes de chemin de fer. Le gestionnaire du réseau ferroviaire belge se met donc à l’écopâturage et il n’est pas la seule à privilégier cette formule. A hauteur de Herve, ils sont une vingtaine à brouter l’herbe depuis un peu plus d’un mois sur le terre-plein à côté de l’autoroute et de la voie de chemin de fer. Ils entretiennent un hectare et demi de pâtures à la place du personnel d’Infrabel.

Ici on doit faire des interventions soit mécaniques, soit avec des pesticides, et donc pour ne plus être astreints à ce type d’interventions qui sont par ailleurs très coûteuses et qui présentent aussi un risque pour le personnel, nous avons choisi un partenariat avec un éleveur pour qu’il puisse placer ici ses moutons. De notre côté, nous oublions donc cette parcelle puisqu’elle est entretenue par les moutons de l’éleveur ", explique Benoit Gilson, responsable de la stratégie de cette société.

Infrabel loue le terrain quelques dizaines d’euros par an à cet éleveur. De quoi rentabiliser la clôture qu’elle a dû placer le long des voies. Et à part quelques mois d’hiver qu’ils passent à l’étable, les moutons sont en complète autonomie ici. Une situation intéressante pour tout le monde : " Les moutons gèrent seuls le terrain. Dans un premier temps, ils mangent tout ce qui est graminée et tout ce qui est fourrage. Et à la fin du cycle, ils enrichissent le terrain. Donc d’un point de vue exploitation du terrain, ce n’est que positif ", détaille David Jacqmin, éleveur de mouton à Herve

Avec 3 millions d’hectares de terrain à entretenir, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge espère nouer de nombreux partenariats avec des éleveurs, lesquels sont très sollicités depuis quelques années. La commune de Chaudfontaine, par exemple, vient de lancer exactement le même projet. Sauf qu’ici pas de clôture. Il faut donc un berger en permanence pour guider le troupeau. Une denrée assez rare : " En Belgique, on n’a vraiment pas une tradition bergère. Peut-être un peu plus en Flandre qu’en Wallonie. Et donc il n’y a pas beaucoup de personnes qui ont vraiment les compétences et les chiens entraînés pour ce travail, donc c’est vrai que ce n’est pas évident de mettre en place de type de projet partout ", précise Francis Krauthe, berger au sein de l’asbl Rosa Camina.

Liège pratique aussi l’écopâturage sur les coteaux de la Citadelle. Une mesure qu’elle compte étendre à trois autres sites : le verger de Fayenbois, la Chartreuse et le parc de Cointe. Une alternative tendance depuis l’interdiction d’utilisation de certains pesticides.

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