Inauguration royale de deux outils importants pour l'économie liégeoise

Inauguration royale de deux outils importants pour l'économie liégeoise
Inauguration royale de deux outils importants pour l'économie liégeoise - © Tous droits réservés

Deux projets attendus depuis très longtemps dans la région:

Le Trilogiport

Ce sont 120 hectares à Hermalle-sous-Argenteau, au bord du Canal Albert. Un véritable pôle logistique au cœur de l'Europe. Les bateaux, les trains et les camions arriveront tous au même endroit. Ils y chargeront et déchargeront des conteneurs métalliques. Ce terminal à conteneurs a été aménagé par Dubaï Ports et sera exploité par cette société internationale. Les entreprises pourront également compter sur une zone d'entrepôts.

C'est un nouveau développement de l'activité logistique en région liégeoise. Les marchandises chargées sur des péniches au Trilogiport peuvent arriver à Anvers en une demi-journée ou à Rotterdam en une journée. Tout cela, au centre d'une des régions les plus industrialisées d'Europe occidentale.

Ce projet a mis énormément de temps à sortir de terre. La Région a exproprié la zone en 2004. La mise en service du Trilogiport avait été annoncée pour fin 2012. Mais il y a eu des retards, des réclamations de riverains, un litige suivi d'un accord financier avec Electrabel et un permis devenu obsolète qu'il a fallu redélivrer.

Finalement, les travaux ont été lancés en juin 2013. Au total, 55 millions d'euros de fonds publics ont été investis dans le Trilogiport et plus 115 millions d'investissements privés. Le Port Autonome de Liège espère, avec le Trilogiport, générer 2000 emplois.

La quatrième écluse de Lanaye

L'écluse de Lanaye est à la frontière avec les Pays-Bas, sur la route de Rotterdam. Il a fallu quatre ans pour la construire.

Elle fait 225 mètres de long et 25 mètres de large. 9000 tonnes de marchandises peuvent y passer en une seule fois, alors que l'ancienne écluse numéro 3 ne laissait passer qu'un seul bateau de 3000 tonnes à la fois. Un gain de temps et d'argent.

Par contre, le dossier, lui, a mis de nombreuses années pour aboutir. Une période de 17 ans entre le moment où Jean-Pierre Grafé tente de convaincre qu'il faut la construire et celui où le permis est délivré.

"Lorsqu’il faut faire un chantier d’une telle ampleur, ce sont des années de préparations. Il faut des années pour obtenir les permis et qu’ils soient purgés de tous les recours puisque ça ne fait pas toujours le bonheur de tout le monde. Il faut ensuite mobiliser le schéma financier" explique Maxime Prévot, ministre des Travaux Publics.

"Aujourd’hui, nous allons avoir le grand plaisir de pouvoir inaugurer avec le Roi Philippe, ce bel ouvrage au service de l’emploi et de l’économie wallonne", poursuit Maxime Prévot.

La quatrième écluse de Lanaye aura coûté 153 millions d'euros. Concernant les autres écluses, celle de Lanaye sera au même gabarit que celle d'Ivoz-Ramet. Il restera l’écluse d'Ampsin-Neuville à mettre au gabarit 9000 tonnes.

Pour Maxime Prévot, "elle doit également faire l’objet d’importants travaux pour être mise en gabarit et ne pas constituer un goulot d’étranglement. Il n’y aurait pas de sens à ce qu’en amont et en aval, on puisse circuler et que ça ne soit pas le cas juste pour ce passage. C’est donc un chantier conséquent et plusieurs millions d’euros vont être investis au bénéfice de l’économie wallonne. Ce sont des entreprises de chez nous qui auront l’occasion de pouvoir décrocher ces marchés"

À l’horizon 2016

"Il y a un engagement des travaux sur le plan budgétaire. Il faut voir s’il ne va pas y avoir de décalages liés à l’obtention des permis ou à la notification du marché mais la volonté est de ne pas trainer", affirme Maxime Prévot. "Ce projet est clairement l’un des prochains jalons prioritaires des investissements sur les voies hydrauliques", poursuit-t-il.

 

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