Importants travaux et nouvelle technique dans des tunnels ferroviaires liégeois

Les travaux entraînent la fermeture totale de la circulation des trains entre Liège-Guillemins et Herstal
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Les travaux entraînent la fermeture totale de la circulation des trains entre Liège-Guillemins et Herstal - © RTBF - Olivier Thunus

Infrabel réalise en ce moment d'importants travaux sur un tronçon de 2 km de voies ferrées entre les points d'arrêt de Liège-Carré et de Liège-Saint-Lambert. C'est pourquoi le trajet entre Liège-Guillemins et Herstal s'effectue actuellement en bus. Il en ira de même en juillet-août ainsi que durant les vacances de printemps et d'été l'année prochaine.

5,3 millions d'euros sont consacrés à ces travaux qui se réalisent aussi bien surface que dans des tunnels.

On remplace le ballast, soit le lit de cailloux, parce qu’il est souillé par de la terre. Or le ballast doit être pur parce que c’est ça qui assure l’assise de la voie. Or s’il y a de la terre, ça veut dire qu’il peut y avoir des cavités et donc qu’à un moment on pourrait avoir un tassement et que la voie bouge. Il en va d’un impératif de sécurité donc on remplace le ballast ", explique Frédéric Sacré, le porte-parole d'Infrabel.

"On remplace aussi les traverses qui sont en bois et qui sont fissurées avec de nouvelles traverses en béton. On change également les rails et le réseau de drainage. Quant aux quais, ils sont à une vingtaine de centimètres au-dessus des rails et on va les porter à 75 cm. L’avantage c’est l’accessibilité au train et puis on a remarqué qu’avec une hauteur plus importante, les gens ne sont plus tentés de traverser les voies ", détaille-t-il encore.

Dans les tunnels, il n’est pas question de ballast. C’est une autre technique qui est utilisées, pour des raisons pratiques et historiques. " Le rail est directement ancré au radié de l’ouvrage, c’est-à-dire une dalle en béton armé. Ici, nous allons procéder au renouvellement complet de ces installations qui datent des années ’80, quand on a électrifié la ligne. Les ouvrages à la base étaient avec des voies posées sur du ballast mais pour économiser et gagner de la hauteur, on a alors descendu les voies et donc supprimé ce complexe de rail-traverses-ballast qui occupe une certaine épaisseur. On a alors fixé directement le rail sur le radié de l’ouvrage ", précise Jean-François Lenaers, ingénieur chez Infrabel. La hauteur du tunnel Saint-Martin par exemple était alors tout simplement trop petite pour permettre aux trains de passer sous des caténaires.

Dans les tunnels, les câbles électriques pendant du plafond seront aussi remplacés pour une technique qui sera utilisée pour la première fois par Infrabel en Belgique : " Les caténaires vont être intégralement renouvelés et là on va passer à un système de caténaires rigides. C’est un rail qui est fixé à la voûte de l’ouvrage et qui va remplacer ce système de fils caténaires. L’avantage du système c’est qu’il est fixe et qu’il occupe un empiètement beaucoup moins important que les caténaires classiques. C’est une première au niveau belge mais le système existe déjà ailleurs en Europe ", ajoute l’ingénieur.  

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