Hommage à Liège à Alysson et, à travers elle, aux indépendants en difficulté

Un hommage a été rendu ce dimanche à Liège à Alysson Jadin, la jeune barbière liégeoise de 24 ans qui s’est suicidée lundi, alors qu'elle s'était dit victime des difficultés financières liées à la crise sanitaire actuelleIls étaient environ 150 à lui avoir rendu hommage avec une minute de silence et un lâcher de ballons, malgré l’interdiction de ce type de manifestation.

La jeune barbière liégeoise est rapidement devenue un symbole, celui des indépendants en difficulté en raison de la crise causée par le coronavirus. C’est eux aussi qui étaient la cible de cet hommage. " Je ne pensais pas que ça allait prendre une ampleur pareille. De là, on peut faire passer un message pour toutes les autres personnes qui sont en difficulté suite à la crise actuelle et même à la vie en général. C’est aussi un hommage pour toutes ces personnes-là ", affirme Catherine Sonnet, meilleure amie d’Alysson.

Parmi les 150 participants, des indépendants qui n’attendent qu’une chose : pouvoir rouvrir leur commerce, surtout à l’heure où en France leurs collègues pourront rouvrir début décembre et où, aux Pays-Bas tout proches, ils n’ont jamais dû fermer : " 75 % des indépendants n’ont toujours pas touché leur droit passerelle. C’est catastrophique. Et je déteste ce mot ‘non-essentiel’. Je suis essentielle pour ma famille et tous les commerçants sont essentiels pour leur famille, pour leur entourage et surtout pour leurs clients. On aimerait bien ouvrir le 1er décembre ", explique une commerçante.

L’indépendant veut aujourd’hui travailler. Je pense que la mi-décembre c’est vraiment la dernière minute et j’espère qu’ils vont donner un soutien pour le début décembre ", précise un autre. " J’ai du personnel aujourd’hui dont je ne sais pas comment ils vivent. Moi-même j’ai trois enfants et je ne sais pas comment je vais vivre. Ce que je veux, c’est connaître mon avenir ", témoigne une troisième.

L’hommage n’était pas autorisé puisque les rassemblements contreviennent aux règles sanitaires mais la police a observé une certaine tolérance motivée par le port du masque et le respect des distances par les participants.

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