Herve: Celabor participe à des recherches sur de nouveaux plastiques issus de bio résidus

Des bio résidus (en haut à gauche) et quelques produits extraits de ceux-ci
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Des bio résidus (en haut à gauche) et quelques produits extraits de ceux-ci - © RTBF - Martial Giot

Valoriser des déchets et rebuts de la production agroalimentaire pour élaborer du bio plastique destiné à la construction et à l'automobile. C'est l'objet d'un projet européen baptisé BARBARA et auquel participe le centre de recherche Celabor installé dans le parc d'activités de Chaineux à Herve. Il est le seul maillon belge de cette chaîne de recherche européenne. Stéphane Kohnen est chef de projet de la branche extraction de son département agroalimentaire: "Le projet BARBARA vise à créer à partir de bio résidus des pièces de bio plastique pour des applications dans la construction et dans l'automobile via l'impression 3D. Dans l'automobile, c'est plus tout ce qui est tableaux de bord, poignées de porte, etc, des pièces en plastique à l'origine. Dans la construction, c'est plus des joints de structure très complexes à faire et qui doivent être très, très résistants." 

Le centre de recherche de FIAT et la société de construction espagnole Acciona comptent parmi les partenaires du projet BARBARA.

"Celabor est particulièrement impliqué dans ce projet pour tout ce qui est procédés d'extraction innovants de bio polymères hors de ces bio résidus.", poursuit Stéphane Kohnen, "Par exemple, on a des sous-produits qui sont issus de l'industrie du maïs. Ces sous-produits vont nous permettre d'extraire vraiment la base des bio polymères. D'autre part, on a des sous-produits de légumes et de fruits qui vont nous permettre d'extraire plutôt des molécules à haute valeur ajoutée comme des huiles essentielles, des pigments, des composés anti-bactériens qui vont venir s'additionner à cette matrice de bio polymères pour donner des fonctionnalités spécifiques à ces bio polymères. Deux partenaires de type universitaire en Suède et en Espagne développent ces produits à l'échelle laboratoire, sur quelques grammes de matière, et nous, Celabor, notre rôle c'est de pouvoir montrer à une échelle un peu plus haute, de l'ordre de quelques kilos de matière, que ces procédés sont toujours fonctionnels et qu'on arrive à une même qualité de produit."

"Le cœur de métier de Celabor, c'est le service aux entreprises locales.", explique encore Stéphane Kohnen, "Les grands projets comme celui-là nous permettent d'acquérir de nouvelles connaissances, de nouvelles techniques, de nouvelles applications et nous avons alors la possibilité, après ou en parallèle du projet de proposer cela à des industriels locaux et voir si ces techniques peuvent les aider." 

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