Herstal: le Musée de l'Ephémère, premier musée wallon dédié à l'écologie urbaine

Une partie du site telle qu'elle sera
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Une partie du site telle qu'elle sera - © Tous droits réservés

A Herstal, à l'arrière du nouvel Hôtel de Ville, une ancienne friche industrielle va devenir le premier musée wallon dédié à l'écologie urbaine : le Musée de l'Ephémère. A la fois lieu de détente, d'échange, d'apprentissage ou d'innovation, il a été imaginé par l'association de sauvegarde de l'environnement Natagora. Il comprendra un parc paysager qui sera ouvert à tous et accueillera de nombreuses activités. Un projet visant à promouvoir de nouveaux modèles économiques en mèlant art, sciences et environnement sera hébergé au centre de cet espace. Ce projet, baptisé L.E.A.S.E. (pour Laboratoire Economique Artistique Scientifique et Environnemental), associe l’ASBL Façons de voir, Urbeo (la régie communale autonome immobilière de Herstal), l’Université de Liège, le Pôle Mecatech et Natagora). Il est soutenu par la Région Wallonne dans le cadre de Creative Wallonia.

Le terrain fait un hectare. Il est en cours d’aménagement. Frédéric Daerden, le bourgmestre de Herstal, explique : " Nous avons voulu que cet espace soit un parc à disposition des citoyens, un lieu de convivialité, un lieu aussi de transversalité entre la place communale, les boulevards et le canal. Nous avons voulu que le parc ait une connotation particulière, que ce soit un lieu où on retrouve une sensibilité environnementale, une sensibilité culturelle, que ce soit aussi un lieu d’exposition de l’innovation. "

Un laboratoire à ciel ouvert, animé en permanence

En quoi ce Musée de l'Ephémère se distingue-t-il d'un parc urbain "classique" ? " La différence essentielle, c’est que ça va être un lieu exclusivement dédié aux plantes sauvages. ", répond Dorothée Luczak de Natagora, " Ça n’existe nulle part en Wallonie, dans aucune ville. Ces plantes sauvages vont participer à la reconstitution de biotopes et de milieux naturels favorables non seulement pour les pollinisateurs, pour la faune, la flore mais aussi pour l’être humain. Une énorme différence par rapport à d’autres parcs, c’est qu’il va être en permanence animé, des formations vont s’y dérouler, des expositions, un accueil permanent, et surtout la possibilité pour tout un chacun de dire " tiens je m’inspirerais bien l’aménagement de mon propre jardin, de ma commune… " et ainsi reconstruire des corridors écologiques notamment. Nos voisins immédiats viennent nous apporter des plantes, des orties… Comprenant qu’on va les cuisiner, les déguster en chips… C’est vraiment très agréable de voir aussi que ça va être un lieu où les populations s’approprient l’espace et peuvent également retrouver du plaisir. Pour Natagora, c’est vraiment le premier laboratoire à ciel ouvert. On a Virelles, l’Aquascope, et on n’avait pas un contrepoids fort en milieu urbain. Très souvent, les gens se disent en ville, on ne peut rien faire, mais c’est faux. Donc, c’est une envie, vraiment, en situation réelle de contredire et de montrer qu’on peut faire autrement. " La biodiversité en ville est une préoccupation importante pour Natagora. " Il y a moins de pesticides que dans certaines campagnes. ", poursuit Dorothée Luczak, " Et donc c’est un milieu favorable pour des espèces en disparition comme les abeilles solitaires, par exemple. "

Un nouveau type d’éclairage, du mobilier sonore et des poubelles intelligentes

Parmi les innovations, le Musée de l'Ephémère sera équipé d'un nouveau type d'éclairage. " C‘est la première commune qui installe dans son luminaire d’éclairage artificiel des spectres qui ont été définis par l’Université de Liège pour préserver essentiellement les chauves-souris et recréer aussi du plaisir. ", précise Dorothée Luczak, " Ce sont des spectres un peu jaunes orangés qui donnent des atmosphères beaucoup plus douces que la lumière blanche artificielle. L’innovation va se situer également dans le mobilier urbain, où on pourra écouter du mobilier sonore. " 

" Nous avons aussi en matière de nouveauté une gestion intelligente des déchets. ", explique pour sa part, Jean-Louis Lefebvre, l’administrateur-délégué de la régie communale Urbeo, " Nous avons de nouveaux conteneurs qui, grâce à l’énergie solaire et à la technologie permettront une gestion plus dynamique pour optimiser notre tri des déchets. " L’intercommunale Intradel a aussi participé au projet.

Le Musée de l'Ephémère de Herstal sera officiellement inauguré le 9 mai.

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