L'AVIQ refuse un vélo adapté à une hémiplégique

Fanny est une jeune femme de 24 ans. Elle est hémiplégique. A la suite d'un AVC, elle a perdu l'usage du bras et de la main gauche. Elle a partiellement récupéré sa jambe gauche. Rouler à vélo peut améliorer son état. Mais l'AVIQ refuse de lui rembourser les 3500 euros que vaut le vélo adapté dont elle a besoin pour poursuivre sa rééducation.

"C'est un vélo couché à trois roues", explique la jeune femme. Avec lui, je ne risque pas de tomber à cause de mes pertes d'équilibre. Mes pieds sont fixés au vélo pour que je puisse pousser parce que je ne suis pas capable de maintenir ma jambe toute seule sur le vélo. Et comme je n'ai l'usage que de mon bras droit, le vélo est entièrement adapté : toutes les commandes de vitesse et de frein sont à la main droite."

Un tricycle pour continuer à récupérer, l'AVIQ refuse

Ce vélo, Fanny estime que l'AVIQ doit le prendre en charge. "C'est important de sortir, de faire du sport, pour pouvoir continuer à récupérer. Et le seul sport que je peux pratiquer sans risque de tomber, c'est le vélo couché." C'est l'Agence pour une Vie de Qualité qui est compétente. Mais elle refuse de payer le vélo de Fanny. Parce que "l’article 796, 8° du Code réglementaire wallon de l’action sociale et de la santé exclut toute intervention de l’Agence pour les tricycles, que ces prestations figurent ou non sur la liste de remboursement de l'assurance soins de santé obligatoire [...]. Le tricycle pour lequel Madame HENDRICK demande une intervention ne fait l’objet d’aucune de ces exceptions". L’Agence lui a donc notifié le 4 janvier 2016 une décision de refus d’intervention.  

Pour Fanny, c'est injuste : "Les vélos pour les personnes paraplégiques, qui pédalent avec les mains, eux, sont remboursés".

Fanny demande aussi des instruments de cuisine adaptés. Ouvrir un pot de yaourt ou peler une carotte d'une seule main est presque impossible. En première instance, elle a gagné son procès contre l'AVIQ, mais l'agence a interjeté appel.

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