Hauts-Sarts: découverte d'une "station-service" gallo-romaine

Cave maçonnée d'un relais-routier gallo-romain découvert au Hauts-Sarts
Cave maçonnée d'un relais-routier gallo-romain découvert au Hauts-Sarts - © S. de Bernardy/SPW/DGO4/Archéologie

Une station-relais sur une chaussée romaine... C'est la découverte que viennent de faire récemment les archéologues de la Région wallonne dans le zoning industriel des Hauts-Sarts, en région liégeoise.

Les fouilles ont eu lieu sur le chantier d'extension de l'entreprise Skechers. Cette société californienne agrandit sa zone de stockage de chaussures de sport et de loisirs. Les fouilles préventives ont révélé les traces de ce qu'on peut appeler une ancienne station routière gallo-romaine entre Tongres et Jupille. L'endroit idéal pour ravitailler à l'époque voyageurs et chevaux : le long de la chaussée, parmi les bâtiments construits sur des poteaux de bois, les fouilles ont mis à jour une belle cave maçonnée et des thermes.

"Il s'agit d'une halte routière à 13 kilomètres de Tongres qui sert à se restaurer et à changer son attelage, explique Jean-Marc Léotard, archéologue à la Région wallonne. En quelque sorte, une station-service gallo-romaine. On a d'ailleurs découvert des résidus d'ateliers de forges, ce qui est logique puisqu'on réparait le matériel sur la route. Dans une phase plus récente, dans le courant du 3ème ou du 4ème siècle après Jésus-Christ, les archéologues ont constaté l'installation de bains plus structurés avec un hypocauste, des salles d'eaux chaudes, froides et tièdes qui permettaient au voyageur de se restaurer."

Les plus anciennes mines de craie de la région

À proximité, les fouilles ont aussi mis à jour des mines de craie gallo-romaines, sans doute les plus anciennes connues dans la région. "Il s'agit de puits très profonds. Certains descendaient jusqu'à 16 mètres de profondeur. Ça fait penser évidemment aux puits de phosphate bien connus en Hesbaye qui ont survécu jusqu'il y a peu de temps. Ils servaient à la même chose : exploiter une ressource qui permettait d'équilibrer le pH des cultures." Les archéologues ont évalué la seconde parcelle du zoning industriel, mais, là, ils n'ont rien découvert.

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