Grogne et menace de grève à la protection civile de Crisnée

Le personnel a placé des camions à l'entrée de la caserne afin d'en bloquer l'accès
Le personnel a placé des camions à l'entrée de la caserne afin d'en bloquer l'accès - © RTBF - Olivier Thunus

Les agents de la protection civile de Crisnée ont observé un arrêt de travail et bloqué l'accès à leur caserne ce mardi matin. Ils protestent contre la modification de leurs horaires. Avant la récente réforme de la protection civile, ils prestaient des gardes de 24h durant trois jours par semaine. Désormais, ils effectuent des gardes de 12h40, avec pour conséquence plus de déplacements et des horaires qui alternent entre jour et nuit.

D’un point de vue familial, c’est intenable. Si je prends l’exemple de ma famille, on avait fait toute notre vie autour de mon horaire, qui est un horaire de 24/72 (24h de garde, trois jours par semaine). Il a été changé depuis le 1er janvier et maintenant on vient quasiment un jour sur deux faire des shifts de 12h40. On alterne des jours et des nuits dont on n’arrive plus à récupérer ", témoigne un agent de Crisnée.

Personnellement, je me réveille au milieu de la nuit. Je cherche le jour qu’on est, je cherche l’heure pour savoir si je suis de garde. C’est vraiment très dur. Souvent les officiers nous disent qu’on est au courant de l’horaire depuis deux ou trois mois mais entre l’avoir sur un morceau de papier et le vivre, il y a une marge de différence. Je me sens beaucoup plus fatigué, beaucoup plus stressé. A la maison, ça s’en ressent. J’ai des enfants en bas âge et mon épouse doit palier beaucoup plus à mes absences. Pour son travail personnel, ça pose problème vis-à-vis de son employeur ", précise-t-il encore.  

L'action de ce mardi était un premier avertissement. Les agents menacent de partir en grève s'ils n'obtiennent pas gain de cause avant le 15 mars.

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