Grève chez Engie Fabricom à Ans. Des travailleurs licenciés qualifiés de "pommes pourries" ?

Nouvelle journée de grève ce mardi chez Engie Fabricom Sud, la troisième après celles menées hier et vendredi, dans cette filiale d'Engie-Electrabel qui compte 400 travailleurs (Fleurus et Ans), dont 240 sur son site liégeois. Spécialisée dans la conception, la réalisation et la maintenance d'infrastructures techniques et industrielles (mécanique, tuyauterie, électricité,...). Elle a notamment travaillé pour l'incinérateur d'Intradel, la centrale de Tihange ou encore dans le cadre de l'élaboration du réseau de caméras sur les autoroutes.  

C'est le récent licenciement de 6 membres du personnel qui a mis le feu aux poudres. "Des licenciements sur le champs, sans aucune concertation préalable" affirme le délégué CSC Michel Thaon: "Pour la direction, ce sont des pommes pourries, c'est l'expression qu'elle a utilisé. Et il y aurait une liste noire d'autres travailleurs à licencier. Selon nous, il s'agit d'une restructuration déguisée, pour rendre la mariée encore plus belle en vue d'une vente des activités de services d'Engie".

Des propos que conteste la direction d'Engie-Electrabel. Selon sa porte-parole , Anne-Sophie Hugé, "Il ne s'agit absolument pas d'une restructuration cachée mais de licenciements pour des raisons individuelles, dans le respect des règles légales"    

Une réunion entre direction et syndicats est prévue ce mardi après-midi.    

Sur le thème de Engie: JT 18/11/2020

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