Francorchamps: les F1 de l'écurie Lotus toujours bloquées par la Justice

Grand Prix F1: les voitures de l'écurie Lotus toujours bloquées par la Justice
Grand Prix F1: les voitures de l'écurie Lotus toujours bloquées par la Justice - © JEAN CHRISTOPHE MAGNENET - AFP

A l'issue du Grand Prix de Belgique de Formule Un qui s'est déroulé ce week-end à Francorchamps, les bolides ont repris la route des usines de leurs teams respectifs, mais une écurie est toujours présente dans les paddocks de l'anneau ardennais. Les Formule Un et le matériel de l'écurie Lotus ont en effet été saisis. Ils ne peuvent pas quitter le sol belge. L'action ayant conduit à cette saisie vient notamment d'une société belge.

La raison de cette saisie est à chercher dans un conflit judiciaire qui oppose l'écurie à au moins un de ses créanciers, la société de Tubize Bell Racing Europe. Yves Lecarme, vice-président de la division de Verviers du tribunal de première instance: "En général, l'ordonnance désigne quelqu'un qui a pour mission de séquestrer les biens saisis, d'en prendre possession, et éventuellement, de les entreposer dans un lieu qu'il jugera bon".

L'écurie Lotus connaît de graves difficultés financières et compte plusieurs débiteurs. Un de ses anciens pilotes d'essai, le français Charles Pic, a obtenu un dédommagement -non encore payé- de 800 000 euros parce que Lotus ne lui a pas permis d'effectuer le nombre d'essais prévus dans son contrat.

Récemment, le manufacturier Pirelli n'a fourni les pneus des F1 que 50 minutes avant les premiers essais d'un Grand Prix, faute d'avoir été payé. Lors de la première séance d'essai du Grand Prix de Belgique, une des voitures de l'écurie était pilotée non pas par son pilote habituel, mais par un autre, contre monnaie sonnante et trébuchante.

Mais si les voitures de l'écurie ne peuvent pour l'instant pas quitter la Belgique, il n'est pas exclu qu'elles puissent tout de même participer au prochain Grand Prix prévu le 6 septembre à Monza, en Italie. "Les contradicteurs pourraient parfaitement ressaisir le juge des saisies sur un plan contradictoire cette fois-ci pour demander des aménagements, pour prouver ses droits ou pour dire qu'il n'y a pas de danger s'il n'y a pas eu d'accord car un accord peut également déroger à l'ordonnance".

Et un accord, c'est souvent la manière dont se conclut ce type d'affaire.

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