Grâce-Hollogne: le collège contrattaque en justice, le premier échevin Manuel Dony qualifie le bourgmestre de "hors-la-loi" !

Ca bouge à Grâce-Hollogne, mais pas dans le sens d'un apaisement. Réuni en séance extraordinaire, le collège communal a décidé à son tour d'aller en justice ! Il a en effet saisi un avocat pour contester la récente décision du Tribunal de première instance, qui a condamné la commune à payer une astreinte de 1000 euros par jour au Premier échevin démissionnaire Manuel Dony.  

1000 euros par jour, ça fait déjà 3000 euros ce jeudi, une astreinte réclamée jusqu'à ce qu'un conseil communal se réunisse et accepte la démission de Manuel Dony, qui a décidé de  quitter son échevinat pour une raison d'incompatibilité avec ses nouvelles fonctions dans l'enseignement. Mais il compte bien rester conseiller communal et garder un oeil sur la commune "Je tiens à être très clair à propos de ces astreintes car je reçois des messages indiquant qu'elles font mon affaire. Pas un cent ne passera sur mon compte et ne servira à autre chose que des justes causes (caritatives) qui seront définies par mon avocat"    

Manuel Dony a des mots très durs pour qualifier l'attitude de son rival socialiste, le bourgmestre Maurice Mottard, suite à cette décision du collège d'aller à son tour en justice: "Comment est-ce qu'on appelle quelqu'un qui ne respect pas une décision de justice ? C'est un hors-la-loi ! Est-ce qu'on peut être bourgmestre socialiste liégeois et hors-la-loi ? C'est à la Fédération liégeoise du parti socialiste d'y répondre"    

En coulisse, la Fédération liégeoise du PS tente de jouer les démineurs

La Fédération liégeoise du PS  a en effet la tutelle sur la commune depuis l'éclatement de la guerre des clans socialistes à Grâce-Hollogne. Emmené par Frédéric Daerden, un trio de démineurs rencontre les 2 blocs, séparément. Une réunion est encore prévue ce jeudi.  Ce qui se négocie, ce n'est pas un remplacement poste pour poste comme on dit en football, mais une grande redistribution des mandats, un jeu de chaises musicales qui complique la donne évidemment.

A la Fédération, on nous l'a d'ailleurs confié: cette rivalité, ces astreintes, tout cela donne une image "catastrophique" ! 
   

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