Grâce-Hollogne: des "rues scolaires" en test à proximité de l'école Georges Simenon

Grâce-Hollogne: des "rues scolaires" en test à proximité de l'école Georges Simenon
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Grâce-Hollogne: des "rues scolaires" en test à proximité de l'école Georges Simenon - © RTBF - Erik Dagonnier

A Grâce-Hollogne, un dispositif de "rues scolaires" vient d'être mis en place. Une rue scolaire, c'est une rue, à proximité d'une école, temporairement interdite aux voitures par une barrière.

Ce lundi matin, entre 8 heures et 9 heures, les deux rues en cul-de-sac qui mènent à l'école primaire Georges Simenon étaient donc pour la première fois barrées. Seuls les piétons et les cyclistes y avaient accès.

Au total, l'école compte environ 300 élèves et une trentaine d'enseignants et membres du personnel. Or, selon une enquête de la Région wallonne, sur 75,28% de la population qui réside à moins 3 km, 70,99% se rend à l'école en voiture. Si on ajoute à cela les autres personnes qui travaillent dans le quartier, cela fait beaucoup de trafic. Résultat: matin et soir, c'est le chaos quand les parents viennent déposer ou rechercher leurs enfants: stationnement sur le trottoir, voitures bloquées...

Désormais, parents et enfants devront donc faire les derniers 200 mètres à pied pour rejoindre l'école dans une rue sécurisée. Nous nous sommes rendus sur place.

On a déjà failli se faire écraser

Cette maman conduit chaque matin son enfant à pied à l'école Simenon. Selon elle, l'endroit est dangereux: "On a déjà manqué plusieurs fois en étant sur le passage pour piétons de se faire écraser. Même si on est en zone 30, ils se garent tous à l'envers, ils font marche arrière, ils ne voient pas les petits bouts passer derrière la voiture. On a eu le cas d'une gamine qui s'est fait écraser le pied".

A 8 heures, Gaëtan, l'agent de sécurité, installe les barrières Nadar et renseigne les parents qui cherchent à se garer. Plusieurs d'entre eux déposent leurs enfants au Kiss & Ride: "Je trouve ça bien fait. Surtout d'avoir mis en place un dépose-minute. Je trouve ça top" témoigne une maman.

C'est un test, il faut qu'on l'améliore

Ce papa doit conduire son enfant de deux ans à la crèche. Lui n'est pas totalement convaincu: "Ce n'est pas un dépose-minute. C'est un je m'arrête, je jette mes enfants, et je m'en vais" regrette-t-il. "Il faut qu'on puisse rester au moins dix minutes, le temps de déposer nos enfants". Une remarque dont prend note Doris Davin, conseillère en mobilité à Grâce-Hollogne: "C'est une phase de test, il faut qu'on l'améliore. Avec la première opération aujourd'hui, on se rend déjà compte qu'il y a des choses qu'on peut améliorer".

En Wallonie, la ville de Nivelles est également en phase de test. Une phase qui durera jusqu'au 30 juin 2020. Une évaluation du dispositif sera alors réalisée.

Journal télévisé de 13H du 13/01/2020

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