GP de Spa Francorchamps à huis clos: manque à gagner dans la région

Les premiers essais en Formule 1 au Grand Prix de Belgique de Spa-Francorchamps ont lieu aujourd'hui.  Cette édition inédite se déroulera à huis clos ce weekend. Il y a donc beaucoup moins de monde par rapport aux autres années.  Cela a des répercussions sur différents secteurs.

Dans le petit village de Francorchamps, au loin, on peut entendre le bruit des Formule 1 mais sans cela, qui pourrait dire qu'un événement international se prépare.  Les rues sont pratiquement vides tout comme les commerces, et les bars et les restaurants sont toujours fermés. "Normalement, on a déjà les buvettes, les premières bières, les premiers spectateurs, on a les premiers Anglais, les Allemands, les Belges, tous les visiteurs.  Pour avoir une petite idée, nous, on sortait quand-même en moyenne 30 fûts de bière sur le weekend, donc c'était énorme.  Par rapport à tout ça, on aura un restaurant complet mais on n'aura pas ce volume effervescent qu'on avait d'habitude" explique Olivier Paquot, patron d'établissements Horeca à Francorchamps.

Il y a un sérieux manque à gagner, c'est un constat partagé par la commune.  Habituellement, la Formule 1 rapporte à Stavelot 844.000 euros par an. Thierry de Bournonville, le bourgmestre de Stavelot, précise: "Nous sommes contents d'avoir le huis clos, c'est déjà ça mais ça ne rapportera que le bail emphytéotique de 125.000 euros et nous espérons une rentrée publicitaire des panneaux installés sur le circuit à concurrence peut-être de 400.000 euros.  Donc, la perte est quand-même de 450.000 euros".

Pour Jean-Marie Depouhon, propriétaire d'un camping occasionnel à Francorchamps, il n'y aura carrément aucune rentrée.  Habituellement, il loue jusqu'à 200 emplacements de camping.  Aujourd'hui, tout est vide. "En 40 ans, je crois que c'est la première fois que j'ai un weekend de Formule 1 comme ça.  La commune a déterminé des zones où on ne pouvait faire ni parking ni camping.  Donc, on ne peut avoir personne dans le camping.  C'est un gros manque à gagner" explique-t-il.

Le Grand Prix est une aide financière supplémentaire précieuse pour les asbl ou les clubs de foot de la région.  Certains tiennent des parkings ou des campings.  Le C.S. Bellevaux-Ligneuville monte chaque année une buvette proche du circuit.  Les bénéfices représentent 40 à 50% du budget annuel du club.  Cette année, le club va devoir se débrouiller. Daniel Marenne, président du club de foot: "Ces rentrées-là du Grand Prix de Formule 1 sont importantes pour nous.  Ça fait dix ans qu'on le fait, on l'a développé, on l'a poussé le plus possible pour pouvoir avoir quelque chose qui nous rapporte au club et bien sûr pour les enfants mais cette année-ci, ça va être très compliqué".

Malgré les circonstances, tous tentent de rester positifs.  D'autres courses doivent encore avoir lieu cette année au circuit de Spa-Francorchamps et ils espèrent pouvoir se rattraper.

 

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