Gel et agriculture font bon ménage

Le gel que nous connaissons depuis peu est le bienvenu pour les agriculteurs. Le mois de janvier a été doux et les plantes en profitent pour grandir. Un bon coup de froid est nécessaire. C'est ce que disent les scientifiques. 

Dans  les champs de Hesbaye, l'activité est au point mort pour l'instant.  Ce qui permet à Laurent Limbort, agriculteur à Tourinne, de faire le tour de ses parcelles.  Le soleil a fait son apparition.  Il y a deux degrés la journée et la nuit, il gèle.  C'est une bonne nouvelle pour l'exploitant agricole. "Il y a trois raisons à cela.  La première, c'est l'effet désherbage du gel, donc qu'il va tuer un certain nombre de mauvaises herbes dans nos champs, également des repousses par exemple de pommes de terre.  La seconde, le gel va détruire un certain nombre de vermines, par exemple les pucerons, les limaces ...  La troisième, c'est l'effet mécanique du gel qui va travailler le gel par contraction-relâchement du sol avec le gel et le dégel", dit-il.

Le gel permet des économies

Avec des températures inférieures à zéro pendant quelques jours, l'agriculteur espère pouvoir réaliser des économies. Laurent Limbort explique: "Premièrement, au niveau des couverts hivernaux que nous implantons pour protéger les nappes phréatiques, le gel va les détruire naturellement.  Donc, on va économiser soit un passage de charrue, soit un passage d'herbicide type glyphosate, le Roundup.  Mais également au printemps, pour repréparer les terres, on va économiser du carburant".

"Il faut que toutes les plantes se calment"

Au  Centre wallon de Recherches Agronomiques de Gembloux, les scientifiques confirment qu'un bon coup de froid est nécessaire pour la nature, comme le précise Jean-Luc Herman, ingénieur agronome: "Les plantes sont prêtes à redémarrer, un peu comme l'an passé, on a eu un hiver globalement doux.  Donc, pour éviter le risque de gelées tardives, il faut absolument que toutes les plantes se calment, pas seulement le froment d'hiver parce que les gelées tardives guettent parce qu'on est trop en avance par rapport à la saison".

Un peu de gel ne perturbe pas les bovins

A Crehen, dans les étables de la ferme Delvigne, le soleil parvient à percer. Il y a très peu de bovins malades. Le Dr Michaël Disteque, vétérinaire, explique: "Etonnamment, quand il gèle à -4 ou -5, on a très peu de bovins malades, ils sont très bien par des températures comme ça.  Les problèmes vont arriver au dégel, quand il y aura un peu de vent, de l'humidité, là on va avoir des problèmes respiratoires.  Les veaux sont plus sensibles.  Les agriculteurs les gardent souvent dans les anciennes étables avec un volume moins grand, donc plus chaud".

Une  bonne semaine de gel, c'est le souhait des agriculteurs.  A priori, c'est ce qui est annoncé par les météorologistes.

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