Future prison de Verviers: le permis de démolir les maisons avoisinantes a été refusé

Future prison de Verviers: le permis de démolir les maisons avoisinantes a été refusé (illustration)
Future prison de Verviers: le permis de démolir les maisons avoisinantes a été refusé (illustration) - © DOMINIQUE FAGET - AFP

C’est une fameuse tuile pour la future prison de Verviers : le permis de démolir les maisons avoisinantes a été refusé. Ces maisons, 14 au total, ont été expropriées il y a un peu moins de 2 ans et leurs habitants ont dû déménager.

A la surprise quasi générale, l’administration wallonne vient donc de rejeter la demande de démolition, ce qui risque de retarder, voire de compromettre, la construction d’une nouvelle prison. Une nouvelle prison de 240 places, prévue dans 5 ans, pour remplacer celle qui a été démolie. Le sol a même été dépollué.

Un coup dur pour les gardiens

Pour justifier son refus, l’administration wallonne pointe notamment l’absence d’étude sur le trafic aux abords de la prison. Une prison qu’elle préférerait voir construite ailleurs. Selon Didier Breulheid, délégué permanent CSC, la nouvelle est dure à encaisser pour les 170 gardiens de l’ancienne prison. Des gardiens qui ont pour l’instant été recasés dans d’autres établissements pénitentiaires : "Le personnel fait déjà des efforts à aller travailler beaucoup plus loin que leur domicile. Ils vont encore devoir continuer à faire des navettes dans les prisons auxquelles ils sont attachés aujourd’hui".

Visiblement, l’administration wallonne estime que l’endroit choisi pour cette nouvelle prison n’est peut-être pas adapté. Il faudrait un endroit plus isolé, en dehors de la ville. Un avis que ne partage pas le délégué : "Pour moi, si la prison est bien sécurisée, il n’y a aucun souci qu’elle soit au centre-ville".

Un recours a été déposé

La Régie des Bâtiments, donc l’État, qui porte le projet de cette nouvelle prison, a déposé un recours auprès du gouvernement wallon.

Du côté des riverains expropriés, l’un d’eux nous a confié que tout cela l’avait "bouffé moralement et physiquement".

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