Fusillade à Liège: les policiers à nouveau sous le choc

Fusillade à Liège: les policiers à nouveau sous le choc
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Fusillade à Liège: les policiers à nouveau sous le choc - © RTBF

Les policiers sont tous affectés suite à l'intervention qui a mal tourné lundi matin à Liège et au cours de laquelle un agent a été grièvement blessé. Fabien Spitoni et Benjamin Piette sont inspecteurs à la zone de police locale Secova. Leurs pensées sont dirigées vers leurs collègues liégeois.

"Je suis profondément choqué" témoigne Fabien Spitoni. "J'aimerais transmettre aux familles des deux policiers tout mon soutien car c'est tragique. On sait que notre métier est à risques, mais ça nous rappelle à quel point notre métier est dangereux".

Il faut toujours être à l'affût

Les policiers s'identifient à leur jeune collègue grièvement blessé. Tous les jours, ils procèdent à des contrôles similaires. Fabien Spitoni: "Je me mets à la place du policier. Ça aurait pu être moi ou mon collègue. On fait exactement le même travail. Comme je dis, le risque zéro n'existe pas".

Les policiers doivent éviter à tout prix la routine. A chaque instant, la situation peut dégénérer. "Il faut toujours être vigilant et en alerte" explique Benjamin Piette. "Il faut toujours être à l'affût. Même si quelque chose peut paraître banal, il faut toujours se méfier, être sur le qui-vive, parce que Monsieur et Madame Tout le Monde pourraient être un jour l'agresseur de demain".

La zone de police Secova a un nouveau chef de corps depuis une semaine. Lui aussi est attristé par les faits dramatiques: "En plus, malheureusement, ici, dans la région, ces derniers mois, ces dernières années, nous avons été plusieurs fois frappés, donc c'est d'autant plus inquiétant et triste" regrette-t-il.

Trois agents pour une intervention?

Dans la plupart des zones de police, les inspecteurs interviennent à deux. Après l'examen des faits qui se sont produits ce lundi, il n'est pas impossible que les policiers travaillent dorénavant à trois: "Ce sont des réflexions qui pourraient avoir lieu de savoir si une intervention à deux est suffisante" explique le chef de corps. "Tout dépend toujours de l'information dont les policiers disposent au moment où ils vont faire leur contrôle. C'est très difficile, même avec les recoupements dans les bases de données dont nous disposons, de tout prévoir. C'est pour ça que nous insistons beaucoup en formation pour être en permanence vigilants. Mais le drame de ce matin montre que, malheureusement, ce n'est pas suffisant".

Dans les zones de police et au Parlement, les chefs de corps et les décideurs politiques ne feront pas l'économie d'un débat autour du thème de la sécurité du personnel.

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