Conflit à la Fabrique Nationale: la FGTB met en cause le MR

Le blocage persiste à la FN. La FGTB, à l'origine de la grève en cours depuis près de deux semaines, a cru à un accord, mercredi en fin de journée, sur la foi de conversations téléphoniques et d'échanges de courriels, qui laissaient entrevoir une reprise du travail. Et puis, ce jeudi matin, les propositions syndicales ont été suivies d'une fin de non recevoir. Pour Francis Gomez, le porte-parole des métallurgistes, "il y a eu une volonté très nette de politiser l'affaire". C'est une déclaration très ferme du ministre président du gouvernement wallon Willy Borsus, en réponse à une interpellation d'un élu libéral, qui a vraisemblablement provoqué ce raidissement. La région est actionnaire à 100% de l'entreprise herstalienne. Et, depuis le changement de coalition en juin et l'arrivée des réformateurs dans la majorité, les relations sociales se sont crispées à la Fabrique Nationale...

Selon la FGTB, "dès lors que, endéans les trois ans, des mesures concrètes doivent être prises pour rapprocher les statuts des ouvriers et des employés, et dès lors que, une différence du simple au triple existe pour les chèques-repas entre ces deux catégories de personnel, des mesures faciles à prendre permettraient d'apaiser les tensions..."

Dans un communiqué de presse, la direction affirme qu'elle a "envisagé, encore ces dernières heures, de réunir les deux organisations (FGTB et CSC) pour leur proposer de définir les sujets à discuter, mais que cette tentative a échoué". C'est pourtant précisément ce que la FGTB a suggéré d'après les documents diffusés par la FGTB. Une assemblée des travailleurs doit décider de la suite du mouvement ce vendredi matin, aux grilles de l'usine.

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