Fin de l'année scolaire : pointer les lacunes pour éviter le décrochage

temporary-20190618013341
temporary-20190618013341 - © Tous droits réservés

CEB, CE1D, CE2D, CESS : des sigles qui vous parlent forcément un peu. Ces examens qui sont dits certificatifs : un échec est sanctionné par un redoublement. Mais à y regarder de plus près, en secondaire le mois de juin rime avec examens… pour tous, même ceux qui ne sont pas concernés pas ces épreuves certificatives.

Une concertation entre l’enseignant de première et de deuxième année.

Prenons l’exemple des élèves qui finissent leur première année de secondaire. Pour eux, pas d’examens certificatifs, mais des copies à noircir tout de même. Ils passent ce qui s’appelle des épreuves diagnostiques. Aucune sanction à la clé. L’objectif, c’est simplement de repérer les éventuelles lacunes pour rectifier le tir, si besoin.

" On va mettre en place un plan individualisé d’apprentissage (PIA)", explique Pierre Pagnoul, le préfet de l’athénée de Marchin. Si un élève présente des lacunes en mathématiques, "Le prof de maths va établir un programme ciblé sur les compétences qui posent problème à l’élève. Ce PIA va suivre l’élève toute sa deuxième année. Il y aura une concertation entre l’enseignant de première et de deuxième année. "

C’est en deuxième année qu’on voit apparaître les premiers cas de décrochage scolaire

L’objectif est louable, mais les avis d’enseignants et de responsables d’établissement que nous avons recueillis sur la question sont plutôt mitigés.

Selon eux, un bon suivi nécessiterait en effet plus de temps et de moyens humains. Aujourd’hui, cela passe souvent par du travail en plus, non rémunéré, pour les professeurs. Autre difficulté : convaincre les élèves que ces épreuves diagnostiques ne comptent pas tout à fait pour du beurre, qu’il faut étudier. " Sinon ce qui se passe c’est que les élèves commencent leur deuxième année avec beaucoup de lacunes et c’est là qu’on voit apparaître les premiers cas de décrochage scolaire. Je crois que la plupart des élèves comprennent tout de même la nécessite de s’armer pour la deuxième année ".

A la fin de la deuxième secondaire, le taux de redoublement est élevé, il avoisine en général les 12%.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK