Fermeture de la ligne d'abattage de porcs de l'abattoir de Liège

Des jambons dans une chambre froide de l'abattoir de Liège
Des jambons dans une chambre froide de l'abattoir de Liège - © MOSSAY G - BELGA

Cette fois, c'est bien fini pour la ligne d'abattage de porcs de l'abattoir de Liège. Elle s'arrête ce vendredi. Douze personnes y travaillaient encore. La ligne vivotait depuis plusieurs années, minée par son âge, près de 40 ans, sa vétusté et son manque de rentabilité. Elle était déjà passée tout près d'une fermeture définitive il y a un peu moins d'un an.

L'an dernier, une date de fermeture de la ligne d'abattage de porcs de l'abattoir de Liège avait été annoncée: le 31 mars 2014. Le ministre wallon de l'économie, Jean-Claude Marcourt, avait demandé à l'abattoir de la maintenir ouverte, le temps de réexaminer le dossier. Un sursis qui n'a pas permis d'assurer son sauvetage.

La ligne tournait au ralenti ces derniers temps. Elle ne traitait plus que 2500 à 2700 porcs par semaine. Trop peu pour assurer sa rentabilité. Il en aurait fallu au moins 4000 par semaine. Le ministre régional de l'économie, Jean-Claude Marcourt, l'avait précisé début décembre en commission du parlement wallon, ajoutant qu'un total d'environ 3 millions 200.000 euros était nécessaire pour moderniser la ligne et la mettre en conformité. Des discussions étaient alors toujours en cours. Les pistes explorées ont donc finalement abouti à une impasse et à la fermeture.

Le ministre Marcourt avait annoncé que, dans cette hypothèse, il souhaitait que l'abattage soit transféré vers un autre abattoir wallon. Le directeur général de l'abattoir de Liège pense, lui, que les porcs qui n'y seront plus abattus partiront probablement en Flandre.

Mais l'activité bovine se poursuit, insiste ce même directeur. 400 à 450 bovins sont abattus à Liège chaque semaine, l'activité occupe une dizaine de personnes et l'abattoir essaye de la développer, assure encore son directeur.

Martial Giot

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