Fedex évoque un lien entre sa réorganisation et l'attribution de terrains à Alibaba

Pour Fedex, des terrains supplémentaires avec accès à la piste étaient indispensables
Pour Fedex, des terrains supplémentaires avec accès à la piste étaient indispensables - © Google Maps

Quel est le lien entre l’attribution de 22 hectares de terrains en bord de pistes à l’aéroport de Liège au géant chinois de l’e-commerce Alibaba et la réorganisation du spécialiste américain du fret aérien Fedex, qui devrait coûter 671 emplois à Liège ? C’était une des pistes avancées pour expliquer l’annonce de la réorganisation en janvier dernier, et cette piste, elle prend aujourd’hui une certaine crédibilité.

Ce qui amène le renforcement de cette explication, c’est une phrase issue du compte rendu de Fedex d’une réunion du conseil d’entreprise de Liège qui s’est tenue mardi. La note est signée du vice-président des hubs aérien européens de Fedex. Cette phrase, elle dit que " Nous sommes parvenus à la conclusion intermédiaire que les conditions dont nous avons besoin pour nous étendre à Liège n’étaient pas réunies, notamment en ce qui concerne l’allocation d’emplacements sur le site de l’aéroport de Liège ". En clair, Fedex n’a pas obtenu les terrains en bord de piste qu’elle souhaitait pour s’étendre. Des terrains dont 22 hectares ont été attribués en 2018 à Alibaba.

Nous avons contacté le signataire de la note, il se refuse à tout commentaire sur la question.

Une question sensible

La question embarrasse. D’une part parce que Fedex va garder des activités à Liège Airport et donc elle ne souhaite pas se fâcher avec les gestionnaires de l’aéroport, et d’autre part parce que de son côté, les responsables de Liège Airport ne veulent pas se fâcher avec Fedex, ni avec Alibaba. A l’aéroport, on se refuse donc aussi à tout commentaire.

Mais attribuer la réorganisation de Fedex à cette seule question de terrains, est-ce crédible ? Oui et non. Oui parce que les terrains en bord de piste pour un opérateur comme Fedex, c’est indispensable. Ne pas les avoir obtenus, et pire voire un possible concurrent à terme s’y installer, c’était un peu une catastrophe. Et puis non parce que la question d’une possible réorganisation se posait déjà dès le rachat en 2016 de TNT, installé depuis des années à Bierset, par Fedex, bien implanté à Paris. Et puis non aussi parce que des terrains en bord de piste à Bierset, il en reste d’autres. Sur 300 hectares autour de l’aéroport, il y en a une centaine qui pourrait disposer d’un accès à la piste.

Sur le même sujet: JT 28/11/2018

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