Fausses infirmières covid : cinq personnes restent en prison

Cinq individus impliqués dans des faits d'escroquerie aux tests Covid ont comparu vendredi devant la chambre du conseil de Liège, deux jours après leur placement sous mandat d'arrêt. Leur détention a été confirmée.

Sept personnes avaient été interpellées dans le cadre d'une enquête concernant de fausses infirmières qui se présentaient chez des personnes âgées pour réaliser des tests Covid en vue de leur subtiliser de l'argent. Une trentaine de victimes avaient été dénombrées et le préjudice évalué à près de 100.000 euros.   

Les auteurs présumés ont été identifiés au sein d'un cercle familial et parmi des gens issus de la communauté du voyage. Les victimes, souvent des personnes âgées, étaient approchées par de fausses infirmières qui, dans le cadre d'un prétendu test Covid, réclamaient un paiement électronique sur un faux terminal (digipass). Les individus obtenaient ainsi les codes des cartes de banque des victimes.   

Pendant qu'une fausse infirmière réalisait un faux test Covid à l'aide d'un coton-tige placé dans le nez, l'autre subtilisait les cartes de banque ou d'autres objets dans l'habitation des victimes. Les cartes de banque étaient ensuite utilisées pour des achats divers. 

Cinq personnes avaient été placées sous mandat d'arrêt. Une autre avait bénéficié d'une libération sous bracelet électronique. Un mineur avait été placé en institut public de protection de la jeunesse.   Vendredi, les cinq détenus ont contesté leur implication devant la chambre du conseil de Liège, évoquant des accusations infondées d'autres membres de leur famille. Ils avaient réclamé leur remise en liberté mais leur détention a été confirmée.

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