Faillite de la manufacture d'orgues Thomas à Stavelot : toujours pas de repreneur

Les orgues de la Haute École de Musique, de Théâtre et de Médias de Hanovre, l'une des dernières grandes réalisations de la manufacture Thomas
Les orgues de la Haute École de Musique, de Théâtre et de Médias de Hanovre, l'une des dernières grandes réalisations de la manufacture Thomas - © Jean-Sébastien Thomas

Aucun repreneur de la manufacture d’orgues Thomas de Stavelot qui a fait aveu de faillite lundi passé ne s'est encore réellement manifesté même si certains contacts ont été noués par le curateur. Véritable entreprise familiale composée de musiciens organistes créée en 1965, la manufacture a restauré et construit des orgues souvent monumentales en Belgique et dans plusieurs pays étrangers, en France et en Allemagne en particulier. Le curateur Me Luc Defraiteur a mis au chômage les 15 membres du personnel afin qu’ils bénéficient de leurs droits ; outre la recherche d'un repreneur, il tente aussi de trouver des solutions à court terme pour achever la quinzaine de chantiers en cours qui ont été arrêtés. On en sait un peu plus sur l’origine des problèmes de la manufacture ; selon le désormais ex-patron de l’entreprise, Dominique Thomas, les difficultés ont commencé après la construction des immenses orgues commandées par le Prince Albert II pour la cathédrale Notre-Dame-Immaculée de Monaco et inaugurées en 2011 ; un chantier, avoue Dominique Thomas, qui a fait perdre beaucoup d’argent à la société en raison d’une mauvaise estimation des coûts, tout comme plus récemment le chantier de la Collégiale Sainte-Waudru à Mons ; la manufacture ne s’en est jamais vraiment remise, accusant au moment du dépôt de bilan, un passif de plus de 2 millions d’euros, selon le curateur. Ce dernier n’envisage pas pour l’instant de faire redémarrer l’outil mais il fera le maximum, dit-il, pour trouver la meilleure solution afin de sauver ce qui peut l’être de ce joyau de l’artisanat musical.

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