Examens: "30 minutes de correction par élève"

Sophie Plisnier, professeur de Français à l'Athénée de Waremme.
Sophie Plisnier, professeur de Français à l'Athénée de Waremme. - © RTBF - François Braibant

Plusieurs dizaines de milliers d'adolescents en province de Liège sont en train de vivre la période la plus éprouvante de l'année: les deux semaines d'examens. Une période de travail intense aussi pour leurs professeurs.

Après les épreuves, les corrections

Après avoir préparé les questions et surveillé, il faut corriger les épreuves. Nous sommes allés à la rencontre de Sophie Plisnier, professeur de français à l'Athénée de Waremme: "Je vais rentrer, je vais me mettre dans ma cuisine, je vais prendre un grand verre d'eau avec mon bic rouge en main et des grands mouchoirs à côté de moi pour pleurer de temps en temps quand je verrai qu'un élève n'a pas bien répondu".

"En moyenne, quand c'est de la restitution de savoir, on va mettre un quart d'heure par partie. Dès qu'il s'agit de la lecture analytique de texte littéraire, on met quand même une demi-heure par élève. Et alors, pour les dissertations, c'est très long. On doit voir en fait comment l'élève a soutenu son avis, quels arguments il utilise, comment il les présente, comment il les développe, et ça prend du temps. Certaines copies ne sont pas faciles à lire. Et moi je leur dis qu'à partir du moment où je dois faire trop d'efforts pour pouvoir lire ce qu'ils ont écrit, je considère que c'est erroné. C'est une question de respect vis-à-vis de moi aussi. Il ne faut pas que je reste pendant une heure sur un mot ou que je sois obligée de lire la réponse à haute voix pour comprendre ce qu'ils veulent dire. C'est à eux d'écrire correctement".

"Et est-ce qu'on hésite à noter durement un élève ?

"Oui. On ne le fait pas par plaisir. Si on le fait, c'est parce qu'on ne peut pas faire autrement. Il ne faut pas s'imaginer que le professeur sourit, ricane et se dit 'Haha ! Celui-là je vais l'avoir, je lui mets zéro !'. Au contraire, il y a un lien qui se crée pendant toute l'année entre le professeur et ses élèves. Et ça fait mal quand on voit qu'un élève n'a pas étudié comme il fallait, d'autant plus pour l'examen".

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