Eupen : des masques FFP2 réutilisables à l'infini

Beaucoup de petites et grandes entreprises se sont lancées dans la fabrication de masques en tissus lavables dans notre pays. Une entreprise d'Eupen a, elle, été un cran plus loin. Elle a conçu des masques FFP2 lavables, stérilisables et réutilisables à l'infini. Tout cela pour un prix assez modique et conçu de A à Z dans notre pays. Elle s'étonne de ne jamais avoir reçu de réponse à ses propositions envoyées au gouvernement fédéral. Nous nous sommes rendus à Eupen.

15.000 masques par jour

De cette usine, ce sont habituellement des pièces détachées à destination de grandes marques automobiles qui sont produites chaque jour.


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Mais depuis quelques semaines, une nouvelle ligne de production a été installée. Elle est capable de produire 15.000 masques par jour. Des masques haute protection pour lesquels il suffit simplement de changer de filtre tous les jours après les avoir lavés. Alexander Weisse, directeur de Weimat: "On a déjà fait des tests, on les a mis dans le lave-vaisselle, on les a mis dans l'eau bouillante, 50 fois, 100 fois. On peut les stériliser. On a aussi trouvé une solution pour le milieu médical parce que eux doivent les stériliser à plus ou moins 120 degrés pendant 20 minutes, et on a trouvé une matière qui tient".

Une production 100% belge

Seul le dessin original du masque provient d'un dentiste canadien qui avait partagé son idée sur internet.

Un modèle qui a ensuite été remodelé dans les bureaux de l'entreprise eupenoise en quelques jours à peine pour répondre à toutes les exigences du monde médical. Dominique Nelles, Designer chez Weimat: "Dans le dessin original, cela montait fort sur le nez. J'ai un peu recoupé. Et j'ai ajouté du caoutchouc sur le côté pour pouvoir fixer le masque sur la tête".

On n'a reçu aucune réponse du gouvernement fédéral

L'entreprise est à présent opérationnelle pour démarrer la production en grande quantité. Elle attend donc les commandes et espérait obtenir des réponses à sa proposition envoyée au gouvernement fédéral. Alexander Weisse: "Je suis très déçu. Il y a deux mois d'ici, j'avais envoyé une lettre au ministre pour dire qu'on avait fait ce masque durable, et on attend son coup de fil, une lettre ou un e-mail, mais on n'a rien du tout. On ne nous a même pas contactés".

Le masque coûte une dizaine d'euros l'unité. Mais il est réutilisable à l'infini à condition de changer de filtre tous les jours. Et il retient 94% des particules présentes dans l'air.

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