Est-ce la fin du soutien consensuel de la ville de Liège aux sans-papiers du squat Sainte-Beuve ?

Depuis plusieurs années, des personnes en séjour illégal occupent les anciens locaux de l’école d’horticulture, dans le quartier liégeois de Burenville. Voici cinq ans, le site a été acquis par une entreprise sociale du voisinage, Le Perron, qui souhaite s’étendre. Mais depuis, il n’a pas été possible de reloger les résidents, et la ville continue d’assumer le paiement des factures d’eau et d’électricité.

Ce jeudi, au conseil communal, un élu démocrate humaniste a relayé l’impatience des acheteurs, qui semblent réclamer une expulsion. Le bourgmestre a effectivement pris, voici quelque temps déjà, un arrêté d’inhabitabilité, à cause de problèmes d’humidité, de ventilation, et à cause des risques d’incendie qu’entraîne la multiplication des chaufferettes. Mais jusqu’ici, malgré un rappel à l’ordre du procureur du roi, il se refuse à l’exécuter.

Dans ce dossier délicat, tous les groupes politiques ont soutenu, jusqu’à présent, cette attitude. Alors, l’insistance des démocrates humanistes, pour lesquels "des solutions existent", insistance à évoquer cette affaire en séance publique, "ce qui n’aide pas" selon la première échevine, signifie-t-elle que cette belle unanimité a volé en éclat ? Les différentes formations vont être prochainement invitées à préciser clairement leur position.

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