Espoirs de négociations, chez Truck Technic, usine occupée

Onze jours, onze nuits, et l'occupation de l'usine Truck Technic se poursuit, au parc industriel des Hauts-Sarts. Les travailleurs ont reçu, ce jeudi matin, la visite du député-bourgmestre herstalien Frédéric Daerden. Leur détermination semble intacte.

Depuis l'annonce, cet été, de la fermeture de cet atelier de freins pour poids lourds, et de la délocalisation vers une filiale tchèque, les syndicats ont tenté de négocier des mesures d'accompagnement, et notamment des primes extra-légales de licenciement. Les propositions de la maison-mère, le groupe américain Meritor, sont insuffisantes aux yeux des 45 ouvriers. Les discussions ont été rompues au début décembre.

Une perspective de dialogue paraît se dessiner depuis quelques heures. L'état-major européen de Truck Technic a réservé, pour lundi et mardi prochain, une salle au siège de la fédération patronale de la métallurgie, pour des séances de concertation avec les délégués du personnel. Mais c'est loin d'être l'enthousiasme, car en parallèle, la direction a convoqué séparément une réunion avec les 11 employés, ce qui est considéré comme une tentative de division...

Une occupation sous gardiennage

L'ambiance, dans l'usine, est un mélange d'espoir et de colère. Mais le calme règne: depuis le début du mouvement, des vigiles ont continué la surveillance des locaux. Ce qui, au départ, a été pris, du côté syndical, comme une mesure vexatoire, permet à présent de démontrer que Truck Technic n'a subi ni casse, ni vol, ni vandalisme, ni déprédation.  

 

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