Entre riverains confinés et installation du quartier général, le Mur de Huy est prêt

Le Mur de Huy accueille chaque année des milliers de spectateurs pour l’arrivée de la Flèche wallonne, qui se dispute ce mercredi. Mais cette année, les rues seront bien vides. Aucun spectateur ne sera admis dans le Mur, et même les riverains seront confinés chez eux. Pas question pour ceux-ci de mettre un pied sur leur trottoir. Une mesure à laquelle les riverains se sont visiblement adaptés, non sans regret.

Il n’y aura personne dans le Mur, donc ça sera un peu triste. Ce sera une bulle de quatre dans le jardin et on viendra voir passer les coureurs sur le balcon. Si des amis parviennent à passer, ils viendront dans le jardin. C’est un peu dommage mais on comprend. Ça va être la 19e année que je regarderai la course ici ", explique un riverain. " Nous ne pouvons recevoir qu’une personne… que nous ne recevrons pas. On ne peut même pas mettre un pied sur le trottoir. Je suis la course chaque année et d’habitude nous recevons de la famille et des amis, on fait un barbecue, mais cette année on ne sera rien que mon mari et moi. Je comprends mais je trouve que c’est un peu sévère ", estime une autre. " Il y aura simplement mon beau-père et ma belle-fille, même pas sur la rue. Ça va être spécial. Je trouve que les mesures sont un peu exagérées. Déjà ne pas pouvoir aller sur le trottoir… Les autres années, on s’est déjà retrouvé à presque une trentaine ici ", regrette un troisième riverain, non sans s’étonner de la mise en place de barrières en métal et en corde pour maintenir les spectateurs alors que la présence de ceux-ci est interdite.

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La salle de presse a aussi dû être équipée en raison des normes sanitaires © RTBF - Olivier Thunus

Au quartier général

Pendant ce temps, ce mardi, au sommet du Mur de Huy, le quartier général de l’organisation voyait son installation pratiquement terminée dans le centre provincial de formation au tennis. C’est là que se trouvent deux espaces importants : le centre de presse et de la direction de course, ainsi que le local pour les tests Covid à effectuer par les participants.

Dans ce quartier général de l’organisation, pas d’effervescence particulière la veille de la course. Tout était pratiquement prêt pour le grand jour. Premier espace, la salle de presse et de la direction de course, avec ses règles sanitaires particulières. " On a dû mettre une centaine de tables. Chaque journaliste aura sa table, avec une distance de 1m50. Il y a des électriciens qui gèrent l’apport pour chaque ordinateur, la mise en place des tables, des chaises, des panneaux indicateurs. Tout est prêt ", détaille Anne Hendricks, responsable du site pour la Province de Liège.

Jean-Guy Fryns fait partie de ceux qui terminaient l’installation, non sans une pointe de regret : " C’est un peu triste, mais bon, c’est exactement la même chose que l’année passée. On a écarté les tables, avec une personne par table. Dans une salle pareille, il y aura 100 journalistes alors qu’on pourrait en mettre 300 ou 400 en temps normal ", explique-t-il.

Dans un autre local, un centre de test rapide Covid a été installé. Chaque participant doit y passer, et pour veiller au grain, Erik Follon, commissaire chargé du testing à la Fédération belge de cyclisme : " C’est ma quinzième course cette année-ci alors maintenant je sais à quoi il faut faire attention. Il y a deux personnes qui font le testing et nous trois on fait le contrôle pour voir si tous les coureurs ont bien passé les tests nécessaires ", précise-t-il.

Ce mercredi, l’ambiance dans ce quartier général devrait aussi être tempérée par la crise sanitaire, d’autant qu’aucun spectateur ne sera admis aux alentours.

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Les officiels chargés des tests Covid rapide ont vu défiler les participants hommes et femmes © RTBF - Olivier Thunus
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