En région verviétoise, les transports Wertz en faillite après presque 100 ans d’existence

En région verviétoise, les transports Wertz sont en faillite. En cause : la mauvaise gestion de l’entreprise. Une quarantaine de travailleurs sont sur le carreau. L’entreprise bien connue dans la région allait être centenaire. Elle avait débuté dans le transport de laines en 1927. Suite à plusieurs changements de propriétaires depuis 2016, la société a cumulé les dettes. Elles dépassent aujourd’hui les deux millions d’euros. "Essentiellement en matière d’ONSS, de TVA et de précompte professionnel" précise le curateur, maître Marc Gilson. "Et les fournisseurs n’étaient plus payés." L’entreprise comptait une vingtaine de camions, la plupart en leasing. Et cette faillite a surpris - le mot est faible - le personnel.

Eric, chauffeur : "ça s’est passé en dix minutes"

David, ancien chauffeur des transports Wertz, est aujourd’hui au chômage : "Ça s’est passé en dix minutes! Je ne m’attendais vraiment pas à cette fermeture soudaine. Il y avait du travail, ça tournait, on faisait des heures à mourir… On avait énormément de clients. J’ai même travaillé le lendemain du jour où on nous a annoncé la faillite pour pouvoir livrer des clients qui restaient dans le dépôt afin de satisfaire la clientèle.

Les carnets de commandes étaient pleins

Les carnets de commandes étaient bondés. On refusait du travail. On nous téléphonait pour aller ici ou là mais on disait qu’on ne savait pas, qu’on n’avait pas assez de véhicules ni d’hommes. Je ne comprends vraiment pas. Je suis dans une situation financière catastrophique même si dans le transport, il y a toujours du travail. On va essayer de s’en sortir. A mon âge, on est perdu. Je pensais finir ma carrière là-bas. On a envie de pleurer." Pour David, cet autre chauffeur de 50 ans, "c’est un véritable gâchis. Je suis outré de voir comment l’entreprise Wertz a été gérée. Il y a quarante familles qui se trouvent dans le désarroi du jour au lendemain. Mon sentiment, c’est de la révolte. C’était une entreprise familiale et ça me manque déjà."

 

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