En région liégeoise et ailleurs, le CrossFit entre en résistance contre le confinement

Le long d'un grand boulevard liégeois, une salle de sport s'extériorise
Le long d'un grand boulevard liégeois, une salle de sport s'extériorise - © Michel Gretry

Le CrossFit, c’est une discipline entre la gymnastique et l’haltérophilie de rue, et la salle de musculation classique. C’est évidemment confiné, et donc fermé, depuis l’automne, comme les autres activités sportives d’intérieur. Mais, puisqu’il est permis de pratiquer à quatre en extérieur, plusieurs établissements ont pris l’initiative, depuis quelques semaines, de sortir les appareils et d’en permettre l’accès à leurs membres, sans entraîneur, avec juste une surveillance pour désinfecter régulièrement le matériel.

C’est le cas, sur le boulevard de l’automobile, de la succursale du groupe Ember. Selon la gérante, Emilie Bouflette, "les usagers ont besoin de se retrouver, et nous allons devoir ajouter des créneaux supplémentaires. Nous ne savons pas si c’est juste toléré ou si c’est permis : nous ne sommes pas loin de l’hôtel de police, des agents passent quotidiennement, et nous n’avons jamais eu de remarques, nous pensons que nous sommes parfaitement en règle avec les mesures sanitaires".

C’est l’élément le plus visible d’un véritable mouvement de résistance qui s’organise dans le milieu du CrossFit : vingt-six salles ont chargé deux avocats d’introduire très bientôt une requête en référé, parce que l’espoir de voir, ce vendredi, les autorités permettre une réouverture en intérieur dès le début mars semble s’évanouir, et que les adeptes de ce sport souhaitent prendre les devants.

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