En marge du « Jeune Ahmed », la déradicalisation à Fraipont

L'une des scènes du film des frères Dardenne, tournées à l'IPPJ de Fraipont
L'une des scènes du film des frères Dardenne, tournées à l'IPPJ de Fraipont - © Christine Plenus

Le dernier long métrage des frères Dardenne raconte la rapide plongée d'un adolescent dans la violence islamiste, et les lents efforts de ses proches et de ses éducateurs, dans la section fermée d'un centre de protection de la jeunesse, pour le déradicaliser. Le tournage s'est déroulé, en partie, à l'IPPJ de Fraipont. Pour de nombreux spectateurs, la dureté des conditions de détention des mineurs qui ont commis des faits graves constitue une source d'étonnement. Pour Seyfi Kumlu, responsable pédagogique, les frères Dardenne ont parfaitement restitué, à l'écran, la réalité du travail de terrain: «J'ai été extrêmement impressionné par la loyauté et l'intégrité du propos. Les frères Dardenne ont bien perçu l'accompagnement du jeune dans un cheminement interne, la volonté de l'engager dans du positif,  la présence bienveillante des éducateurs, le pari de la confiance,  ils ont restitué ça dans le bon ton, ni trop ni trop peu; c'est très finement ciselé, chapeau bas, je ne m'attendais pas à ça... »

Une fiction qui pourrait donc changer le regard des gens sur la manière de traiter les jeunes radicalisés: « Le film démontre que la présence de l'adulte est décisive. Il montre l'importance de ne pas rejeter ces jeunes; l'enfermement est important: ils sont retirés de la société, pour que nous puissions voir dans quelle mesure nous pouvons les amener à réorienter leur existence; on ne peut pas se débarrasser de ces jeunes, ils sont le produit de notre société, et le film est vraiment pertinent, oui. »

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