En gare de Liège, place au surréalisme

La noblesse du temps
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La noblesse du temps - © Tous droits réservés

Une note de rêve et de surréalisme pour la gare des Guillemins à Liège. Jusqu'à la fin de l'été, l'édifice héberge deux œuvres monumentales de l'artiste Salvador Dali. Elles ont été installées ce lundi et il aura fallu toute la matinée pour les mettre en place. Il s'agit en quelque sorte d'une vitrine pour l'exposition "De Salvador à Dali" qui se tiendra dans la gare à partir du 27 février.

La noblesse du temps et L'éléphant triomphant : voilà les noms des deux moulages en bronze -plus de quatre tonnes à eux deux- qui ont élu domicile dans la gare des Guillemins. Pour cette installation, aucun faux-pas n'est permis. Michaël Dernoncourt, qui supervise les travaux, reste concentré. "Il n'y a rien de stable, on ne sait pas dans quel sens ça va partir. Il faut vraiment y aller très doucement", explique-t-il sans quitter l’œuvre du regard.

Une montre molle, à la façon d'un camembert coulant

La noblesse du temps c'est cette montre molle, déformée, à la façon d'un camembert coulant. Un classique de l’œuvre de Dali. "C'est une magnifique sculpture en bronze d'une tonne et 350 kilos", détaille Agostinio Dacougna, le directeur technique de l'exposition. "Il s'agit d'une œuvre exceptionnelle, ajoute-t-il. Si mes souvenirs sont bons, elles n'a été 'tirée' qu'en huit exemplaires". "La montre molle, c'est surtout l'une des œuvres les plus connues de Dali, la plus symbolique de son travail", complète Sophie Meurisse, co-responsable artistique de l'exposition. La sculpture prend place sur le quai numéro 1. Visible de loin, depuis l'esplanade de la gare, elle accueille le voyageur.

Au fond du camion, une seconde œuvre attend son tour. Un éléphant, en bronze lui aussi. "L'éléphant triomphant c'est ce fameux éléphant avec des pattes gigantesques, des pattes d'araignée, détaille Sophie Meurisse. Bien-sûr, c'est en contradiction avec l'idée que l'on se fait d'un éléphant, qui est un animal très lourd. ici, ses pattes sont très légères, très hautes et mènent un peu vers le ciel." La statue a été installée un peu plus loin, sur l'esplanade de la gare.

Ces deux œuvres seront visibles jusqu'à la fin de l'été. Jusqu'au 32 août nous indique la brochure... petit clin d’œil au surréalisme de l'artiste, évidemment.

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