Emploi: il manque au moins 200 mécaniciens agricoles

Emploi: il manque au moins 200 mécaniciens agricoles
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Emploi: il manque au moins 200 mécaniciens agricoles - © RTBF

A quelques jours de la rentrée, voici une idée de formation qui devrait déboucher sur un emploi. Pourquoi ne pas mettre les mains dans le cambouis et devenir mécanicien agricole ? Il en manque pour les maintenances et réparations de machines. C'est d'ailleurs une toute nouvelle formation qui est proposée par le Forem.

Julien Creppe est mécanicien agricole. Il a 28 ans et déjà 10 ans de carrière. Dès la fin de sa formation, il a été engagé.  Pour lui, c'est un métier où on a la chance de toucher un peu à tout, c'est à dire à la mécanique pure, l'électricité, l'électronique, la soudure, tout ça pour faire des recherches de pannes, des entretiens, des mises en route.

Julien le sait, il est une perle rare pour son patron. Jean-Luc Evrard, concessionnaire de véhicules agricoles emploie 13 mécaniciens. Depuis un an et demi, il a besoin de deux mécaniciens supplémentaires. Mais impossible pour lui de trouver des jeunes formés aux nouvelles technologies. Aujourd'hui, un tracteur est équipé de capteurs, de puces électroniques, d'antennes GPS, c'est un vrai concentré de technologie. 

200 postes vacants

Jean-Luc Evrard nous explique : "C'est de pire en pire. Il y a une dizaine d'années, un moteur comportait trois capteurs. Aujourd'hui, nous avons plus de 30 capteurs et actionneurs électroniques ou électriques autour du moteur. Il y a presque 10 fois plus de technologie autour du moteur qu'à l'intérieur. Nous avons l'impression que les centres de formation ne sont pas adaptés à cette nouvelle technologie".

Aujourd'hui, la Fédération Belge des Fournisseurs de machines pour l'Agriculture tire la sonnette d'alarme. Les besoins en personnel n'ont jamais été aussi grands, comme le souligne Joost Merckx, membre du Conseil d'Administration de FEDAGRIM : "Pour le moment, on estime qu'il y a une demande de 200 postes vacants pour des jeunes capables de réparer nos produits".

Si les machines ne sont plus réparées, les agriculteurs pourraient se retrouver bloqués. Bernard Kersten, conseiller à la Fédération wallonne de l'Agriculture nous dit: "La crainte, c'est que ce ne soit pas réparé dans les temps, ce qui peut avoir des conséquences par exemple au niveau des récoltes".

Le métier attire essentiellement des passionnés, il faudrait demain qu'il séduise aussi d'autres profils. En septembre, le Forem lancera d'ailleurs une formation d'agro-mécanicien destinée aux demandeurs d'emploi, en partenariat avec un centre de formation français.

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