Du Street Art à la peinture interactive: l'univers de Noir Artist s'expose à Liège

Noir, un jeune artiste aux talents multiples
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Noir, un jeune artiste aux talents multiples - © rtbf

Après Singapour, Varsovie ou Strasbourg, Lucien Gilson alias Noir Artist revient sur ses terres liégeoises pour une première exposition en solo. Une quarantaine d’œuvres sont accrochées aux cimaises de la galerie Lierhmann jusqu’au 24 novembre.

Parfois comparé, toutes proportions gardées, au célèbre Banksy, le jeune artiste maîtrise toutes les techniques du Street Art à la peinture sur toile avec une constante jusqu’il y a peu : l’amour du noir et blanc.

Pop art et calligraphie

Noir, c’est une signature, c’est un coup de crayon, de pinceau ou de bombe qui commence à être connu un peu partout dans le monde. Sorti de Saint-Luc en 2012, Lucien Gilson a découvert l’art par le dessin, le crayon, le fusain. C’est de ces débuts qu’est né son nom d’artiste "Noir Artist". Depuis lors, il ne cesse d’évoluer dans ses techniques. Quelques touches de couleur ont même fait leur apparition sur certaines fresques. L’exposition propose aussi de découvrir ses peintures sur toile qui intègrent une véritable feuille d’or, ce qui, sous la lumière, donne un effet particulier.

Depuis sa fresque de David Bowie inaugurée à Bruxelles le lendemain de la mort du chanteur, Noir Artist crée, peint et expose à l’international que ce soit sur les murs ou sur les toiles. Loin d’un Banksy dont le message est avant tout très engagé, Noir Artist puise son inspiration poétique et hyperréaliste dans la pub, le pop art ou encore la calligraphie. "Je suis un grand passionné par tout ce qui vient du Japon, la culture du Japon, la culture asiatique. Tout ce qui est estampes, calligraphies. On en retrouve beaucoup dans mon travail."

Construire et déconstruire l’image

Noir Artist construit ses peintures. Il s’inspire parfois de photos, assemble les éléments pour ensuite les déconstruire au gré de son imaginaire. Il mélange les techniques pour impliquer le visiteur, le collectionneur.

Il accroche son tableau puis poursuit sa peinture sur le mur. "C’est un nouveau concept, cela permet à celui qui voudrait acquérir l’œuvre de personnaliser le mur sur lequel il placera ce tableau. Il peut imaginer tout un univers." Un peu plus loin, deux toiles se regardent à travers une tablette ou un smartphone. "Grâce à une application, on voit comment le tableau a été réalisé". Les images défilent, l’artiste déchire la toile sur l’écran tandis que face au visiteur, le tableau est intact.

Noir Artist, c’est également une petite entreprise qui fonctionne bien. Des tee-shirts pour une marque liégeoise de vêtements, aux étiquettes pour la célèbre Curtius en passant par des bracelets, le jeune trentenaire sait faire rayonner son art. Il crée sur commande. La fresque du parc de la Boverie à Liège en est une illustration : "Mon prochain défi, c’est un live painting, peindre en direct, en une soirée événementielle, une fresque géante à Abu Dhabi."

 

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