Dossier Nethys: sous mandat d'arrêt, Stéphane Moreau inculpé de faux, usage de faux, escroquerie et abus de biens sociaux

Depuis samedi soir, Stéphane Moreau, l’ancien CEO de Nethys et Pol Heyse, le directeur financier du groupe sont incarcérés à la prison de Lantin. C’est l’aboutissement de deux longues journées d’interrogatoire et de mois d’enquête autour de la nébuleuse Nethys et des rémunérations de ses dirigeants.

La directrice générale, Bénédicte Bayer, a également été longuement entendue et inculpée mais elle a été laissée en liberté sous conditions.

Faux, usage de faux et escroquerie

Comme les membres du comité de rémunération, François Fornieri et Pierre Meyers, qui avaient marqué leur accord pour de colossales indemnités de rétention et autres bonus, les bénéficiaires de ces sommes qui dépassaient les 15 millions d’euros, sont également inculpés d’abus de biens sociaux et de détournement par une personne exerçant une fonction publique.

A ces chefs d’inculpation, s’ajoutent, pour Stéphane Moreau, ceux de faux, d’usage de faux et d’escroquerie.

Stéphane Moreau et Pol Heyse ont dormi en prison, ils comparaîtront en chambre du conseil mercredi pour le maintien ou non de leur mandat d’arrêt.

Bénédicte Bayer a, elle, été laissée en liberté sous certaines conditions parmi lesquelles celle de ne pas quitter le territoire et de ne pas parler du dossier.

Coup d’accélérateur

Depuis mercredi, la justice liégeoise et le juge d’instruction Frédéric Frenay plus particulièrement ont donc donné un fameux coup d’accélérateur dans ce dossier Nethys. Les enquêteurs se sont spécialement intéressés aux fameuses indemnités de rétention et bonus accordés aux cadres supérieurs du groupe, des sommes destinées à compenser une baisse de leur salaire au moment où la Wallonie prenait un décret pour limiter les émoluments des hauts responsables de structures publiques. 

La justice se penche également sur les liens éventuels entre ces largesses accordées par le comité de rémunération de Nethys dont faisait partie François Fornieri et la vente pour quelques euros symboliques des filiales Win et Elicio au même François Fornieri par Stéphane Moreau.

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