Deux pièces du fort de Huy aménagées pour mieux accueillir les chauves-souris

Les nichoirs pour chauves-souris installés au fort de Huy
2 images
Les nichoirs pour chauves-souris installés au fort de Huy - © RTBF - Martial Giot

La Ville de Huy et Natagora ont conclu une convention dans l'espoir de favoriser l'installation de chauves-souris dans le fort de Huy. Grâce à cette convention, valable dix ans et renouvelable par décennie, l'association de protection de la nature a pu aménager une zone de quiétude pour les chauves-souris dans deux salles inutilisées du fort de Huy. Le fort accueille déjà quelques dizaines de chauves-souris de différentes espèces en hiver. 

Depuis 1950, la population de chauves-souris en Wallonie a baissé de 70%. La protection des chauves-souris dans nos régions est un des objectifs du projet Life Pays Mosan porté par Natagora et cofinancé par l'Union Européenne. Ce projet vise à restaurer des milieux naturels et semi-naturels menacés dans le bassin de la Meuse et de ses affluents entre Andenne et Maastricht. La convention entre la Ville de Huy et Natagora a été conclue dans ce cadre. Au fort de Huy, l'accès aux deux pièces concernées a été condamné, les fenêtres ont été obturées, seule une chiroptière (une fente permettant le passage des chauves-souris) a été laissée accessible et quatre structures, des sortes de nichoirs, ont été fixées aux plafonds pour offrir aux chauves-souris un gîte un peu peu plus confortable que celui qu'elles pouvaient trouver jusque là.   

Thierry Ory est le coordinateur du projet Life Pays Mosan: " L'idée était de profiter de deux pièces du fort qui n'étaient pas fréquentées, de les aménager avec de petits aménagements, pas très coûteux, mais qui directement peuvent amener un bénéfice indéniable pour les chauves-souris. Elles sont déjà présentes, en tous cas en hiver, au sein du fort, notamment le petit rhinolophe. Il y a une colonie de reproduction dans la vallée du Hoyoux. Deux ou trois individus de cette colonie de petits rhinolophes viennent passer l'hiver au fort. L'idée était d'essayer d'étendre les gites d'été de cette espèce, la plus rare de Wallonie. On va d'abord observer pendant deux, trois années ce qui se passe. Si on voit qu'on a de la présence de chauves-souris, on procèdera certainement à des aménagements ultérieurs pour encore donner plus de chances de se maintenir et de se développer ici."       

Dans le cadre du projet Life Pays Mosan, quelque 25 aménagements pour chauve-souris sont prévus. La moitié environ a déjà été réalisée: à Fraipont, à Bas-Oha, à Bassenge et à Modave, notamment.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK