Deux géants de l'industrie du téléphérique s'intéressent à Liège

La ville de La Paz, en Bolivie, s'est dotée d'un réseau de six lignes de téléphérique.
La ville de La Paz, en Bolivie, s'est dotée d'un réseau de six lignes de téléphérique. - © Doppelmayr

L'échevin liégeois de la mobilité veut-il relancer le projet d'un téléphérique vers l'hopital de la Citadelle ? Il a en tout cas convoqué pour la fin mars une table ronde sur ce mode de déplacement. Et, alors que l'idée, jusqu'ici, est apparue comme l'utopie de quelques doux rêveurs, cette fois, deux multinationales du transport par câble, Doppelmayr et Poma, sont attendues.

Lorsque l'association Urbagora a évoqué, voici quelques années, la formule du téléphérique, à flanc de colline, pour désengorger le trafic automobile vers l'hôpital de la Citadelle, il a provoqué quelques ricanements parmi les spécialistes. Mais, depuis lors, le transport urbain par câble s'est imposé comme une solution, aux quatre coins du monde.
Et, à la fin du mois de mars, deux industriels du secteurs vont venir exposer aux liégeois ce qu'ils peuvent faire. Le groupe autrichien Doppelmayr, d'abord, qui compte quelques réalisations ultramodernes, suisse, russe, ou arménienne, mais qui, surtout, a lancé une véritable réseau de six lignes de téléphérique dans la capitale bolivienne. Et puis la multinationale française POMA, qui compte à son actif des funiculaires, chinois, notamment, et qui vient de décrocher un gros contrat algérien.
Jusqu'ici, la question du coût a souvent été considérée comme un frein à ce genre d'investissement. Mais les technologies évoluent, et les calculs de rentabilité se modifient... Signe des temps, la veille de la venue de délégués de ces deux firmes en cité ardente, des experts bruxellois vont débattre exactement de la même problématique.

Michel Gretry.

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