Des vêtements éthiques et bio, le pari d'une jeune créatrice liégeoise

Anicée Boussart avec une robe de sa création
Anicée Boussart avec une robe de sa création - © RTBF - Olivier Thunus

Des vêtements fabriqués en Belgique, en coton bio et dans des conditions respectant l'écologie et l'éthique, c'est ce dans quoi vient de se lancer une jeune liégeoise de 33 ans, Anicée Boussart. Pour l'instant, sa gamme se compose d'une robe, d'une jupe et d'un jeans, avec des cotons bio produits en France. Des vêtements qu'elle fait notamment fabriquer dans un atelier de Retinne et dans un autre à Loyers (pour les jeans), avec une dimension éthique qui lui tient à cœur.

"Depuis que je suis toute petite, je m’intéresse au bio, à l’environnement, à l’écologie, et ça fait quelques années que je trouvais qu’au niveau des vêtements, il n’y avait pas encore grand-chose en la matière. Et comme je m’intéresse aussi à tout ce qui concerne les droits sociaux et le respect des travailleurs, j’ai eu cette idée de créer des vêtements qui sont en coton bio et fabriqués en Belgique", explique Anicée Boussart. 

Son coton est produit en France, faute de producteur en Belgique. Etant bio, sa production ne consomme que très peu d'eau en comparaison à un coton non bio : "Pour le coton normal, il faut compter environ 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de coton, parce qu’il faut le laver de tous les pesticides, insecticides et mauvais produits qu’on met dessus. Donc ça pollue vraiment beaucoup. Le coton bio n’a lui juste besoin que de l’eau pour arroser. Il ne doit pas être rincé ou traité. Et ici, avec le label Gots des vêtements, il y a des garanties sur les conditions de travail des producteurs de coton. En plus, comme c’est bio, ils ne travaillent pas dans les pesticides, ça ne les rend pas malades et leur famille non plus. Et en faisant produire les vêtements en Belgique, je suis sûre que les conditions de travail des couturières sont bonnes, avec des horaires normaux et des salaires décents, ce qui n’est pas toujours le cas dans l’industrie textile en général", précise encore la jeune créatrice.

Gamme réduite

Anicée Boussart débute donc son pari et dispose d'une gamme réduite : "Pour le moment, j’ai trois modèles : une robe, une jupe et un jeans. J’ai la chance d’être bien entourée avec des stylistes, des couturières, des professionnelles et c’est vraiment un travail d’équipe. Là je débute mais c’est encourageant. Beaucoup de personnes montrent de l’intérêt pour ce que je fais et j’espère que ça va continuer. J’aimerais bien développer d’autres articles. Je pense à un blazer et à un chemisier pour cet automne. J’aimerais aussi conscientiser une majorité de personnes aux achats réfléchis."

Des vêtements qui restent néanmoins à prix raisonnables puisqu'ils varient entre 49 et 119 euros.

 

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